C, F et G de
5. Dans la parabole de la semence, où c'est Dieu même qui est le véritable semeur (Margival),
ANNÉE l65l 176
Ce n'est pas que je souhaite que vous soyez sans ressentiment. Le coup est trop sensible ; il serait même insupportable sans un secours surnaturel. Il n'est donc pas juste aussi que nous soyons sans douleur, comme des anges qui n'ont aucun sentiment de la nature ; mais il n'est pas juste aussi que nous soyons sans consolation, comme des païens qui n'ont aucun sentiment de la grâce ; mais il est juste que nous soyons 1 affligés et consolés comme chrétiens, et que la consolation de la grâce l'emporte par-dessus les sentiments de la nature ; que nous disions comme les apôtres : « Nous sommes persécutés et nous bénissons2 », afin que la grâce soit non seulement en nous, mais victorieuse en nous ; qu'ainsi, en sanctifiant le nom de notre Père, sa volonté soit faite la nôtre ; que sa grâce règne et domine sur la nature ; et que nos afflictions soient comme la matière d'un sacrifice que sa grâce consomme et anéantisse pour la gloire de Dieu ; et que ces sacrifices particuliers honorent et préviennent le sacrifice universel où la nature entière doit être consommée par la puissance de Jésus-Christ.