Les lettres provinciales de Blaise Pascal
Nous cftions bien abufez. le ne fuis détrompé que d’hier, juique-là j ay pctÜé quelefuiet des difputcs de Sorbonne eftoic bsenimportanCs&dVneèxcrêmeconfcqucncc pour iaReligio. Tant d*aiïBmbléesd*vneCompagnisaui5 edebre qu'eft 2a Faculté de Paris, & où il s'efl padc tant de chofes fî extraordinaires» & fi hors d’exemple, en font eonccuoirvne fi haute idée, qu'on ne peut croire qu’il n’y en ait vn fuiec bien extraordinaire.
Cependant vous ferez bien furpris quand vous apprendrez pat ce récita quoy fe termine vn II grand éclaté c'cft ce que ie vous diray en peu de mots après m'en elkc parfaitement infirme.
On examine deux Queftions s l'vne de Fait, l'autre de Droit. Celle de Faitconfifteà fçauroirfi Mk Arnauld cft teracraire» pour auoir dit daqs fa fécondé Lettres a Ust exail ornent le
Liuredc tarife tu a s ,<£ qu tin y a point trouai les Proportions, con* dam nies parle fe» Pape i&nesntmtins que tomme il condamne tes Pfopofittons en quelque lien quelles fe rencontrent ^ il les- condamne dans ldqjeniüs%fielles y font» %
Laquëftion e.ft de fçauoir» s’il a pu fans temeritc témoigner parla qu’il doute que ces Pfopofitions foiCnt de Ianfenius, apres que Meilleurs les Eucfques ont déclaré qu’elles y font.
On propofe l'affaire en Sorbonne. Soixante 6c onze Do&etirs entreprennent fa defenfe, êc fouftiennentqu'itn’apûrefpondra autre chofe à ceux qui partant d'écrits luy demandoiée s’il cenoic queces Propofitionsfuiïcnc dansceliure, linon qu’il nelesy a pas veucs , & que neanemoins il les y condamne fi elles y font. Quelques vns mcfme pailant plus auaat,om déclaré que quel^