LES FAUX ADIEUX
On se fait de grands adieux; On dit des choses touchantes Sur la vie indififérente Et sur soi-même on s'émeut.
On a pitié de ses larmes Et de son propre chagrin :
On sera tout seul demain...
Mais cela n*est pas sans charmes.
On est solennel Un peu Et l'on dit : Plus tard... peut-être...
Et Ton échange ses lettres...
Chacun détourne les yeux...
On va quitter ce qu'on aime.
En secret, Ton sent monter Un goût de la liberté Qu'on ne s'avoue pas soi-même.
« Allons, adieu, pour toujours I Et loin de moi sois heureuse... > Comme l'âme est oublieuse I On songe à d'autres amours I
Mais, sans qu'on se le demande, On se voit le lendemain, Et chacun se tend la main. . .
L'habitude en est si grande I