ON PARLE TROP TARD
Je ne te ferai plus souffrir ; Je veux être toujours sincère, Et s'il m'arrive de mentir, Ce ne sera que pour te plaire.
Tu ne m^attendras plus jamais Durant des soirs, à la fenêtre, Tu sauras tout ce que je fais Et tu liras toutes mes lettres.
Tu me parleras de dentelles, De robes, tant que tu voudras ; Je serai patient et fidèle.
Nous serons heureux, tu verras...
Mais pourquoi restes-tu distraite Et tes chers yeux perdus au loin ?
De mes serments as-tu besoin ?
A ce bonheur n*es-tu pas prête ?
Crains-tu qu'il ne dure longtemps?
Est-il trop lourd pour tes épaules, Ou me crois-tu trop inconstant Pour empêcher qu'il ne s'envole ?
Non, si mes mots sont superflus, La i*aison en est plus banale.
C'est toujours trop tard que Ton parle Elle ne m'aimait déjà plus...