ENSEMBLE
VALMONT
M'y voilà ! (bis)
Car c’est moi aenl qui serai U.
CECILE
S'il est là, (bis)
Que pourra-t-on dire à cela ?
Cécile. Si l’on nous surprenait! * valmont. Enfant, il faudrait bien alors que votre mère consentît au mariage.
Cécile. Vous croyez? mais c’est égal, ce serait un bien vilain moyen . . . certainement la décence , l’honneur. . . Et puis cette clef, je l’ai déjà bien cherchée , je n’ai jamais pu la trouver 1
valmont, ùpart. Elle est parfaite '.(Haut.) Alors, n'en parlons plus ! (La prenant dans ses bs-as , comme dans un mouvement d’et-
tendrissement.) Mais, Cécile, mon malheureux ami n'a donc plu» d’espoir! . ..
Cécile, se reculant. Prenez, donc garde!
Vous m'empêchez de réfléchir . . . Oui, je me souviens qu’il y a la clef d'une armoire ui ouvre aussi celte porte , mais c’csl ulie qui l’a et elle la porte toujours sur elle.
valmost. Eh bien !
cécile. Mais ce serait me compromettre., et puis, monsieur, j’ai bien confiance en vous, mais cependant je vous avoue que moi , qui connais bien le caractère de M. Dauceny , il me semble singulier que lui, qui ne me donnait que de bons conseils , il ait eu de pareilles idées. Enfin , c’est impossible !
valmont, d’un ton graoc et en riant à part. Puisque mes intentions sont suspectées, je me retire, mademoiselle.
cécile , à part. 11 est lâché . . .
valmont. Je m’étais trop exagéré à moi-même les devoirs de l'amitié, je le sens. Restez soumise à votre mère , c’est le parti le plus sage.
cécile, à part, .nais comment avoir des nouvelles de M. Danccny à présent?
valmont. Il me serait facile de vous forcer de me rendre justice, car celte lettre. . .
cécile, dvemenl. Elle est de lui?
valmont. Adressée à vous... Mais je commence à comprendre que je joue ici un rôle qui ne me convient pas. ■ . Adieu, Cécile.
Cécile, le retenant . Ah! je vous ett prie, donnez-moi la lettre.
valmost. A quoi bon ?
cécile, d’un tan caressant. Mo monsieur de Valmont.
valmost, en lui laissant prendre la lettre.
Non.
cécile , lisant dorment. « Ayez pleine et «entière confiance en mon ami. . . Fiez- » vous à lui comme h moi-même , il est « mon conseil, mon confident, mon ange » tutélaire , qu'il me remplace auprès de » vous. » {A Valmont.') Oh ! pardon, à présent, je ferai tout ce que vous voudrez...
Mais voici quelqu'un ! C'est M“* de Tourvel. -