‹ Les liaison dangereuses drame en trois actes, mele de chantsChapitre 30 sur 35 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

VALMONT, DANCENY.

valmost. Ah ! bonjour, chevalier.

dascesy. Bonjour, mon ami. Vous allez bien , ce matin ?

valmost. A merveille!.... Mais vous, mon cher, qu'avez-vous donc? Je vous trouve la mine piteuse d’un neveu déshérité.

dascesy. llélas! c’est celle d’un amant au désespoir.

valmost. Ah! diable.

dascesy. Oui, et dans ma détresse je viens implorer votre secours.

valmost. Ma foi, mon cher, j’ai déjà fait bien des choses pour vous.

dascesy , lui serrant la main . Je le sais, al je vous en remercie.

valmost. Il n'y a pas de quoi ! , dascesy. Oh, pardou !... Mais , sans le vouloir aussi , vous m’avez fait bien du mal.

valmost. Comment cela ?

DASCESY. Fi jurez-vous que Cécile ne veut plus entendre parler de mariage.

valmost. Ah , ah !

dascesy. Elle est entrée au courent , et elle a décidé de se faire religieuse.

valmost. Eh bien ! que voulez vous que j’y fasse ? moi ?

dascesy. Mais c’est votre faute.

valmost. Comment? ma faute!...

dascesy. Oui, sans doute. Il paraît qu’un jour vous avez développé devant elle avec tant d'éloquence et d'onction les nouvelles idées qui s'étaient alors emparéesde vous; vous avez fait un tablean si rembruni des dangers eldes séductions du monde, qti’à dater de ce moment elle n’a pas eu un instant de repos, et sa résolution a été prise.

valmost. Que vonlcz-rous , mon aini?

quand on a été touché par la grâce !. . .

Dascesy. Vous aviez bien besoin de vous convertir 1. . . Il fallait du moins attendre que je fusse marié.

valmont. Choisit-on son moment? Au surplus qu’elle fasse comme moi ! je suis revenu au monde.

dascesy . Il est bien lems !... vous qui avez fait le mal, refuserez -vous de le réparer ?

valmost. Et de quelle façon?

dascesy .Vous avez conquis un si grand empire sur l’esprit de Cécile , que vous pourriez encore changer scs dispositions à mon sujet. Elle refuse de me voir, mais vous serez reçu , vous .

valmost. J'en suis fâché , mon cher , mais je ne me mêle plus de ces sortes de choses : faites maintenant vos affaires vousmême ; je n’ai ni le lems ni la volonté de m’occuper de vos amours. Eh ! mais quel est ce bruit?

la guimard, dans la coulisse. C’est bon , c’est bon, ne m’annoncez pas.

Page 1