‹ Les ligues Étolienne et Achéenne: leur histoire et leurs institutions, nature et durée de leurChapitre 22 sur 56 · M., XXVIII, 4, 13 ; XXX · texte numérisé non relu

M., XXVIII, 4, 13 ; XXX

(4) Tite-Live, XLV. 31. 4, 5.

(5) Qui paraît avoir aussi été un parti f sécessionniste » (Polybe, XXVI, 1, 4), au moins chez les Achéens. Nous ne savons quelle était la maxime de gouvernement intérieur des partisans etoliens de Rome.

tëre plus modéré ; car cet événement ramena, dit Polybe, la concorde et Tunion en Etolie (1).

Nous ne voyons rien, dans tous les témoignages que nous venons de rapporter, qui distingue bien nettement les révolutions étoliennes des révolutions du reste de la Grèce dans le môme temps. Rien dans tous ces faits ne prouve que la ligue étolienne ait toujours été gouvernée par les démagogues et se soit toujours efforcée de faire triompher la démagogie en Grèce. Â coup sûr, les pauvres et les riches se livrèrent bataille en Etolie comme en Achaïe ; la lutte fut acharnée et cruelle^ comme Test partout toute lutte sociale, mais elle eut les mêmes alternatives qu'ailleurs. Rome et la Macédoine eurent leurs partisans , tout comme parmi les citoyens de la ligue voisine. En somme » nous savons peu de chose des révolutions qui purent modifier les lois de T Etolie ; à défaut de preuves concluantes , nous devons éviter d*afflrmer que la ligue étolienne fut un Etat particulièrement aristocratique ou démocratique. Nous verrons que ses institutions présentent de nombreuses ressemblances avec celles de la ligue achéenne dont on a voulu la distinguer sans réserve. C'est le cas de rappeler encore qu'à aucune époque de son histoire, plus que pendant son dernier siècle de la liberté, la Grèce, si divisée, si faible, n'a offert tant de ressemblances entre les peuples qui la constituaient. Deux ligues qui se font la guerre, deux villes rivales, renferment à l'intérieur les mêmes partis , c*est-à-dire des hommes qui se séparent les uns des autres, qui se combattent suivant les mêmes principes politiques ou les mêmes aspirations sociales. Dès lors , comment veut-on que l'histoire de deux Etats formés d'éléments analogues n'offre pas , dans un ordre de succession différent , des faits analogues?

(1) Polyba, XXKII. 20, 1 ; 21, t.

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