‹ Les ligues Étolienne et Achéenne: leur histoire et leurs institutions, nature et durée de leurChapitre 25 sur 56 · W., XXIX · texte numérisé non relu

W., XXIX

(3) Tittman, ibid., p. 680; Merleker, Ackak.f p. 77.

(4) Wahner, ibid., p. 27.

(5) Poljrbe, V, 93, 6 : a xTT)(taTixoK. » Polybe ne dit point précisément, comme Wahner semble le croire , que les propriétaires étaient seuls citoyens. Mais il nous donne un exemple de leur influence ; il nous montre une classe de propriétaires fortement constituée à Mégalopolis.

Admettons encore que Ton exagère cette restriction imposée à l'exercice des droits de chaque citoyen. Je répète ici que ces droits pouvaient se manifester librement dans les assemblées locales des villes et peuples confédérés (1). Plusieurs faits prouvent que le droit de cité , donné par telle ou telle ville et non par la fédération , permettait à ceux qui en étaient revêtus de délibérer non pas seulement sur des intérêts particuliers et locaux, mais sur des questions essentiellement fédérales. Dès Tannée 219, quand la ligue achéenne déclare la guerre aux Etoliens , le décret adopté dans rassemblée centrale doit être confirmé dans chacune des villes alliés par un vote des citoyens, « ttoXXoC. » On envoie des ambassadeurs fédéraux (2) : « tva irap' éxadrotç 8ti twv itoXXûv ê?c(xupa»- OévTOç Tou 8dy(xaT0ç, ^xçpipwdt iravreç toÏç Ahtùhùîç t^v InA rriç X^P^^ w^-

fxov (3). » L'initiative vient du pouvoir fédéral, qui demande à chacun des Etats intéressés de prendre une décision ; puis les décrets particuliers sont de nouveau confirmés dans un congrès. Nous avons donc un exemple d*une délibération d'intérêt tout général portée devant les assemblées partielles (4). La question est résolue dans chaque ville par un B6y\M des citoyens. Si le congrès n'était, pour ainsi dire, que l'addition des assemblées locales, la confirmation ne serait pas nécessaire et n'aurait pas plus de valeur que la première décision, puisque l'une et l'autre viendraient des mêmes individus réunis en nombre identique. Le lieu seul de la délibération serait différent.

On peut objecter qu'à cette époque le lien fédéral n'était pas encore très resserré , que la ligue , au moment où elle s'engagea dans la guerre sociale, comprenait plus d'alliés que de véritables confédérés. Admettons la différence et reconnaissons même qu'on n'a encore jamais maix[ué les différents degrés qui pouvaient rattacher des peuples à l'union achéenne. Mais on peut citer d'autres exemples empruntés à une époque postérieure. Au moment de la lutte laplus ardente entre le parti purement romain de Gallicratès et le parti « des lois, » c'est en se ralliant à l'un ou l'autre parti qu'on brigue les magistratures locales. On parle, dans les assemblées de chaque ville, de l'union et des stèles qui la consacrent.

(i) Polybe, XXVI, 2, 8. L'esprit de résistance à l'action des Romains valait à certains Achéens, dans leurs villes , tons les honneurs : « tûv [uyUrttas Tvy- Xdcvtiv Ti(Lt5v trapà toK l^Coïc itoXiTeu|ioi9i. »

(2) Polybe, IV, 26, 2.

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