LISTE DES STRATÈGES ÉTOLIENS
DATKS. NOMS. TEXTES.
279/278. Eôp.JSa(*oî. Pausanias,X,16;i6W.,X,18,4.
220/219. 2x(fe««. Polybe, IV, 37, 2.
218/217. 'A-pîraî. Polybe , V, 91 , 1 .
217/216. 'AyAoioç NauitâxTioî, Polybe, V, 107, 5.
212/211. 2x<J««« (2). 'nte-Live , XXXVI , 24 , 7.
209/208. Attale, roi. — nu^(a«. Tite-Live, XXVII, 29, 10; 30, 1.
Pyrrhias , qui prxlor absente Attalo creatus.
(!) Recueil des iascriptions, n" UI, L. 24, 25, (2) M., n» III, L. 24, 25,
205/204 1 Entre ces dates , il faut placer
204/203 I la première stratégie de 'AXi-
203/202 I Sav$(MK KaXu$t&vcoç, dont la se-
202/201 I conde élection est indiquée
201/200 .] pour 196/195.
200/199. ia(jL(ixpiTO(; KaXuScovioç, 1. f Bull, de Corr. hellén., Y, p. 409.
HaussouUier, Inscriptions de Delphes.
198/197. ^(Woïc, 1. Foucart et Wescher, Inscrip-
tions recueillies à Delphes, n- 408, 409.
197/196. 'AXtÇdf|«voç. /6W.,n<-337,376,377,378,379,
196/195. 'AX^avSpoç KoiXoa<ovioç, 2. Ibid., n- 310, 325, 328, 345, 346,
195/194. AcxdEuxpxoc Tpcxovtcui;. Ibid., 329, 330, 410; Bull, de
Corr.hellén.yYypAiOetsniy., n«* 17, 18, 19, 20, 21, 22.
[HaussouUier, Inscriptions de Delphes,]
194/193. ©àtç Tptxovifuç , 2. Foucart -Wescher, ibid., 3-13,
318,403,404, 410, 417. HaussouUier, ibid., 23, 24,. 25.
193/192. ÀflCHufxpiToc KaXua(i)vioç, 2. Tite-Live, XXXV, 33, 9. Foucart- Wescher, ibid., 304, 319.
HaussouUier, ibid., n" 26, 27 (BulL de Corr. hellén., V).
192/191. 4>aive'aç, 2. Tite-Live, XXXV^ 44, 1. Po-
lybe, XX, 9,1. Foucart- Wescher, 324, 333. HaussouUier, ibid., 28, 29, 30.
191/190. 'ApxtôoifAoç *(&«?, 1 . Foucart- Wescher, ibid., n« 320,
190/189. Nfcwvôpoç TptxoviwJç, 1. Polybe, XXII, 8, 3. Foucart-
Wescher, ibid., n«« 316, 339.
189/188. T((juxioc (?). HaussouIUer, ibid., no 14, cf. la
discussion dans le Bull, de Corr. hellin., V, p. 405 , 406.
200 LBS LI6UBS ÉTOLIBNNB BT AGHÉBNNB.
188/187. « Apx^^fAoc ^NiXac , 2. Haussoullier, t6id., nP 31 .
187/186. EuirÀ^fiMç, 1. [C'est la seule date vraisembla-
ble à assigner à la première stratégie d'Eùic^fAoç : la se* conde en 176/175.] 1 86/1 85. DavraXciov IlXtupwvtoç , 1 . FoQcart-Wescher , tWd. , n"« 1 79,
185/184. 'AXi^ocvSpoc KaXudol^vuK, 3. Foucart-Wescber,ifrM., n<^285,
184/183. NttavSpoç TpcxovUuç, 2. Foucart-Wescher, ibid., n'388. 183/182. npd^fvoç. Haussoullier, tMd., n** 32.
182/181. 'Apx^&KfAoç *<JXaç, 3. Foucart-Wescher, ibid., n~371,
372, 382. Haussoullier, ibid., n-33.
181/180. BAkç Tpcxov{«oç , 3. Foucart-Wescher, i6W., no 411.
180/1 79. Ilacvt^Xcciyv nx<up(&vioç , 2. [Seule date que Ton puisse assigner à cette seconde stratégie.] 179/178. Aoxafiç Ko^XiiroXiTaç. Foucart-Wescher, ibid., n* 252. 178/177. Aux{<ncoç SrpotTcoç. Foucart-Wescher, ibid.^ n»386.
Haussoullier, ibid.f n» 34.
177/176. NotavSpoç Tptxovituç, 3. Foucart-Wescher, ibid., n*» 190,
176/175. EiwJXefxoç, 2. Foucart-Wescher, ibid., n«» 80,
175/174. 'Apx^&tfjLoç ^<a«ç, 4 (et Foucart-Wescher, iWd., n* 130. non pas 3) ; nous ne voyons pas d'où peut venir le doute de Mommsenàcetégard.
173/172. TlavriXtoiv IIX«upc[)vtoç, 3. Foucart-Wescher, ibid., n» 191 . 1« e<{aç Tpixovituç, 4., Foucart-Wescher, i6W.,n» 188. 173/171 i ^Q^rt en charge.
' ) 2o Prsetor suffectus. Au- Tite-Live , LXII , 38 , 2. x{<ncoç , 2 (?).
171/170. npAxv«poç *<JXaç, 1. Foucart-Wescher, ibid., w> 145.
169/168. •AY^oçNûiw7rtbcTioç,déjà Foucart-Wescher, i6W., n» 223. un stratège de ce nom en 217/216; celui-ci, sans doute , le flis.
On connaît les noms de quelques autres stratèges étoliens; mais ils ne peuvent être classés chronologiquement.
Remarquons qu'il n'y a pas dans cette liste un seul exemple de l'élection du même personnage à la stratégie deux années de suite. En revanche, on voit que les mêmes noms reviennent assez souvent : ce qui ne prouve pas que TEtoIie ait toujours été en proie au désordre et à Tiustabilité démagogiques.
Le stratège n'était, en réalité, l'assemblée étant absente, que le président et le délégué du conseil exécutif des apoclètes. Ce conseil, au dire de Tite-Live, traducteur de Polybe dont il reproduit les accusations à l'adresse des Etoliens , était « composé d'hom- 9 mes d'élite; c'était un sanctius concilium (1). > Les magistrats qui en faisaient partie étaient issus du suffrage populaire. Ils étaient puissants non seulement parce qu'ils se trouvaient investis du gouvernement en dehors des sessions du congrès , mais parce que, dans les circonstances graves, ils formaient un comité secret dont les résolutions ont eu une influence décisive sur la destinée de la ligue.
En temps ordinaire , leur compétence s'étendait à toute l'administration des affaires publiques ; ils recevaient les ambassadeurs étrangers (2), négociaient soit en nommant une commission (3), soit en prenant pour intermédiaire le stratège (4), se chargeaient do donner des instructions plus détaillées aux ambassadeurs nommés par l'assemblée , discutaient avec les alliés les secours et contingents que devait fournir la ligue (5). Bref , ils facilitaient singulièrement le travail de la BouXif et du peuple réunis en Congrès, et, une fois les décisions prises et les décrets votés , veillaient en détail aux moyens d'en bien assurer l'exécution.
Formés en comité secret (6) , ils exerçaient un pouvoir absolu, dont ils avaient sans doute reçu délégation par avance de la dernière assemblée. Le cas se présenta au moment de l'alliance des Etoliens avec le roi Antiochus (7) : pendant que le congrès avait, sur la prière des sénateurs, consenti à recevoir les ambassadeurs
(1) Tite-Live, XXXV, 34, 2, 3.
(2) Polybe, XXI, 3. 2. 7.