IS
Cirrhose de Hanot: 35 = 8 Ict. lithiasique : 36 3,16 12 Ict. néoplasique : 34 9,34 14 Ict. parrétention : 30 5,14 18
En 1913, May, dans sa thèse (33) fait remarquer que « les hématies, riches en cholestérine, notamment celles du mouton et du bœuf, sont celles qui résistent le mieux à l’action hémolytique de la saponine... et il faut bien admettre que, aussi bien dans les globules que dans le
te
sérum, la cholestérine joue un rôle de protection contre la saponine ».
Ultérieurement A. Lumière et Mme R.H. Grange ont repris la question du rôle anti-hémolytique du cholestérol.
En 1930, dans une première note à la Société de Biologie, ces auteurs (59) ont mis en évidence l'effet protecteur du cholestérol contre les chocs provoqués par des hémolytiques chimiquement définis.
Dans une première série d'expériences ils ont préparé des lapins par des injections répétées d’huile cholestélorée à 2 % de façon à augmenter la teneur du sérum en cholestérol. Récoltant ce sérum ainsi préparé ils l’ont injecté au cobaye en même temps qu’une dose mortelle de Nékal et ils ont constaté que l'animal ne présentait aucun trouble. Ils se sont assurés par des expériences de contrôle, que cette action protectrice était bien due à l’augmentation du taux du cholestérol, car le sérum normal de lapin n'offre pas de propriétés protectrices.
Dans une autre série d'expériences, le phénomène a été étudié d’abord in vitro et le cholestérol a été ajouté à du sérum de lapin qui servait ultérieurement, après séjour à l’étuve pendant 24 heures aux injections protectrices chez le cobaye. Cette fois, l’animal à encore survécu à une dose mortelle de nékal, mais il a présenté des phénomènes de choc.
Enfin, dans une troisième série de cas, le cobaye en expérience à été simplement protégé par une injection préalable de 5 eme d'huile cholestérolée à 2 %, quatre heures avant l'injection d’une dose mortelle de nékal, d’hexylresorcine ou d’oléate de soude. Là encore il à résisté à cette dose mortelle, maïs le choc à été plus sévère que dans l’expérience précédente.
Que nous apprennent ces résultats ? C’est que le cholestérol est capable de neutraliser in vivo l’action nocive de substances toxiques qui agissent probablement par leurs propriétés hémolytiques.
Quel est le mécanisme exact de ce rôle protecteur antitoxique ? Il est dû sans doute à l’action antihémolytique du cholestérol. Cette action a été étudiée dans une autre série d'expériences, en 1931 par les mêmes auteurs (60). Cette fois ils ont préparé des cobayes par huit à dix injections sous-cutanées de cholestérol à 2 % dans l'huile d’œillette, de façon à injecter de 0 gr. 96 à 1 gr. 31 de cholestérol par kilogramme. Après cette préparation ils ont étudié dans des solutions de chlorure de sodium hypotoniques, la résistance globulaire des hématies recueillies dans un grand excès de sérum physiologique, puis centrifugées, et lavées à plusieurs reprises pour éliminer complètement le plasma. Notons bien ce fait : la résistance a été mesurée sur des hématies déplasmatisées, c’est-à-dire en dehors de tout pouvoir protecteur du cholestérol plasmatique. Ils ont constaté l’apparition d’une augmentation de la résistance : c’est ainsi que les hématies de cobayes témoins normaux hémolysaient dans les solutions à 3 %, celles des animaux injectés n’hémolysaient qu’à 2 %. Ils ont même accru cette résistance globulaire, et ils ont obtenu un début d’hémolyse seulement à 1 % en injectant au cobaye du cholestérol irradié.
Cette expérience mous paraît présenter un grand intérêt. Elle prouve que la saturation de l’organisme ani. mal par le cholestérol augmente la résistance des hématies aux solutions salines hypotoniques. Maïs quel est le mécanisme de cette augmentation de résistance ? L'idée qui s'impose à l’esprit est celle d’une augmentation du cholestérol giobulaire. Or il ressort des travaux
ICS
de Mayer et Schæffer (28) comme nous l’avons vu plus haut, que dans les différentes espèces animales, la résistance globulaire est inversement proportionnelle au coefficient lipocytique cholestérine.
acides gras
Or dans l'expérience de Lumière et de Mme Grange l'augmentation de résistance des hématies paraît être au premier abord en relation directe avec l’augmentation du cholestérol globulaire. Il y a donc une contradiction entre ces deux constatations. Peut-être n’est-elle qu’apparente : on à vu en effet que les hématies sont d'autant plus fragiles aux solutions hypotoniques qu’elles renferment davantage de cholestérol par rapport aux acides gras; il s’agit seulement d’une relation et non d’une valeur absolue. Il est possible que par les injections d'huile cholestérolée, on augmente la teneur en cholestérol des hématies tout en augmentant leur
teneur en acides gras et même en augmentant davantage ces derniers de façon à abaïsser le coefficient lipocytique normal, Il y aurait là une vérification à effectuer dans ce sens.
Avant d'aborder de pareilles recherches, nous avons repris les dernières expériences de A. Lumière et de Mme Grange en suivant le plus près possible la technique indiquée par ces auteurs (1).
Nous avons pris un lot de plusieurs cobayes de poids voisin que nous avons séparés en deux groupes. Le premier groupe nous a servi de témoin. Chaque cobaye du second groupe, nourri comme les cobayes du premier, a reçu à raison d’une injection tous les 3 ou 4
(1) Ce travail a été exécuté à Cochin dans le Laboratoire ‘de recherches de notre Maître, M. le Professeur Achard, que nous prions de vouloir bien accepter ici l’hommage de notre entière gratitude,
ar.
jours, 8 à 10 injections de 3 à 4 cmc d'huile d’œillette cholestérolée à 2 % de façon à atteindre la proportion d'environ 1 gr. de cholestérol par kg d'animal, en fin d'expérience.
Chez ces animaux ainsi préparés et chez les témoins, nous avons étudié
— la résistance du sang total aux solutions hypotoniques de chlorure de sodium.
— la résistance des hématies déplasmatisées aux mêmes solutions,
— le cholestérol du sérum.
La technique de mesure de la résistance globulaire a été la suivante : pour chaque cobaye nous avons préparé deux séries de 20 tubes, destinés aux solutions salines hypotoniques. Dans chaque tube de la première série, nous avons ajouté une goutte de sang total, dans chaque tube de la 2° série, une goutte d’hématies déplasmatisées et lavées suivant la technique classique.
Dans chacune des deux séries nous avons réparti, en vouttes, de l’eau distillée et du chlorure de sodium en solution à 7 % (contrôlée par dosage) de la façon suivante, en commençant toujours par introduire l’eau distillée — tubes N°. 60 58 56 54 52 50 48 46 41 42 —. eau diStillée 25,6 7 8 9 10 11 12 13 14 — NaOI à 7 °/° 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 — tubes N° 40 38 36 34 32 30 28 26 24 22 — eau distillée 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 NAGER 0 TO UISS TT 16 “157 14-13-12 ‘Il
Nos solutions hypotoniques étaient ainsi comprises entre 6 et 2,2 0/000 de chlorure de sodium, et ces chiffres auxquels nous nous sommes arrêté empiriquement se sont montrés suffisants pour étudier la résistance globulaire chez les cobayes normaux et chez les cobayes
préparés au cholestérol. Il serait même possible à la rigueur d’abaisser à 5 0/00 le taux initial des solutions chlorurées, car chez le cobaye normal, comme nous le verrons, l’hémolyse initiale est toujours inférieure à ce chiffre. Nous avons cependant conservé ce chiffre initial de 6, pour éviter des surprises au cours de nos vérifications. Voici les résultats que nous avons trouvés :