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sorte négatif n’est d’ailleurs pas fait pour nous surprendre. Comme nous l’avons signalé dans le chapitre IV, Morgenroth et Reïcher (56) puis Pribram (57) ont renoncé à la voie d'introduction sous-cutanée du cholestérol en solution huileuse parce que, à leur avis, elle donne des résultats incertains et insuffisants et ils lui préfèrent la voie digestive. Ces expériences seraient donc à reprendre soit en augmentant la quantité d'huile cholestérolée injectée, soit en donnant le cholestérol aux animaux par voie digestive, par exemple comme Pribram qui administrait à des lapins 1 gr. de cholestérol pur dans 15 gr. d'huile d’olive par jour.
Résumons les diverses notions que nous avons exposées précédemment :
1. — In vitro, l'addition de cholestérol à une substance hémolytique meutralise le pouvoir hémolysant de cette substance, à condition que le mélange ait été exposé pendant un certain temps à la température de 37°.
2. — In vivo: l'injection simultanée de cholestérol et d’une substance hémolysante neutralise l’action hémolysante de cette substance.
3. — L'injection préalable de cholestérol à un animal peut conférer au sérum de cet animal un pouvoir anti-hémolytique.
4. — L'injection préalable de cholestérol à un animal peut conférer aux hématies une résistance plus grande aux solutions hypotoniques, mais cette action nous paraît des plus inconstantes.
5. — La teneur d’un sérum en cholestérol rend compte de son action protectrice à l’égard de certaines substances hémolysantes, comme la saponine.