LES RECUEILS \ EDIQI ES
confluentes qui se Qommeul aujourd'hui Hi;i^ cr Satledge [Rig Véda, III, 33).
Joyeuses, du sein des montagnes, comme deux ca vales déchaînées el bondissantes, comme deux l»l 1<>s vaches mères caressantes, la Vipâç el la Çutudri pré cipitenl leur lait. - - « Indra vous a donné l'élan que vous Bouhaitiez ', et vous allez au grand réservoir comme si un char vous portail : contiguës, gonflant vos ondes, chacune de vous, ô belles, aborde l'autre. - Et moi, j'ai abordé la rivière mère entre les mères, nous sommes venus à la Vipâg large el prospère. Comme tleux mères qui lècbenl leur veau, elles se liaient en semble vers le lii commun >•. — « Oui, gonflées de lait, uoùs suivons le lit que nous a fail le dieu, el rien jamais n'entrave notre élan: qu'a donc le prêtre à invo quer les n\ ières ? 0 — 0 A ma voix, douce comme aiubroisie, arrêtez, ô saintes, calmez un instant votre fougue. C'esl une haute prière que, dans sa détresse, fail descendre à votre ou' le le 1 ils < le Kuçika. » — « ( "est Indra qui, le foudre au bras, nous a frayéla voie;il a frappé Vrtra qui cernail les rivières ; guidé par la main d'indu dieu Savitar, a jailli el s'avance notre large élan. ■ — « Eh bien; je proclamerai à jamais le grand ex ploit, l'exploit d'Indra: il ;i fendu le Serpent; son foudre a rompu les digues, el les eaux onl marché, empressées à s'enfuir.» — « N'oublie donc pas, û chantre, cette parole que répéteronl après toi les âges futurs: dis-nous des vers qui nous plaisent'; ne nous ravale
1. Vprès sa victoire sur Vrtra qui retenait les eaux captives p. 11 .
El in >ii pas qui nous humilient, ainsi que tu le fais : voir la suite.
i i - LITTERATI RES DE L'INDE
!>. >î 1 1 1 parmi les hommes '; Balul à toi ! » — « 0 sœurs, exaucez le chantre: du lointain il est venu à voua avec chariot el char; penchez vous, laissez vous franchir; que vos flots, ô rivières, ae dépassenl pas nos essieux. » •' Oui, chantre, nous exaucerons ta prière : du lointain tues venu avec chariot el char; je m,, pencherai sous toi, comme une femme amoureuse; comme une vierge son époux, je t'étreindrai. »...
L'Athaçva Véda est décomposition un peu plus jeune quele Rig-Véda, mais relève, par son fonds essentiel, d'une antiquité beaucoup plus reculée ; car le sacrifice de sôma, c'esl déjà du culte organisé; l'Atharva-Véda, c'est presque encore de la magie à l'état simple, telle qu'elle a préexisté à la religion elle même. Des vingt livres qui le composent, les sept premiers ne renferment guère que «le- conjurations magiques, toutes en vers, oscillant entre une et dix-huit stances, et traitant des matières le- plus variées. Ces petits hymnes sont, comme dans l'autre recueil, fort inégalement dis tribués : le livre Ier n'en a que 35 ; puis le nombre va s*accroissant, jusqu'aux livres VI et VII, qui en ont respectivement 1 12 et 118. Bon nombre de stances éparses figurent déjà, avec ou sans variantes, dans le Rig-Véda, sans qu'on puisse savoir si elles lui ont été directement empruntées ou si elles procèdent d'une tradition indépendante. Mais cette proportion s'accroît singulièrenent, en même temps que