‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 79 sur 130 · RAM VYANA LE POEME · texte numérisé non relu

RAM VYANA LE POEME

agoniede Vâlin, qui toutefois ne peul mourir que s'il se laisse enlever la chaîne d'or donnée jadis par Indra (comparer le cheveu d'or de Didon et maints autres accessoires solaires). Pompeux couronnement de Sugrîva, qui. plongé ensuite dans \e< délices de la royauté, oublierait volontiers ses pro-

messes d'antan. Mais, au bout dequelques îs,

Laksmana vient, delà part de Râma, les lui rap peler avec menaces. Il convoque alors le ban et l'arrière ban des singes du monde entier, et expédie quatre armées de recherche vers les quatre points cardinaux. Les trois armées du nord, de l'est et de l'ouest reviennent sans avoir rien trouvé. — L'armée du sud (c'est la région où le soleil se retire durant l'hiver), commandée par Hanumat, ren contre diverses aventures el arrive enfin au bord de la mer; là. les singes, désespéranl du succès de leur mission, se résolvent à se laisser mourir de faim1, el le vautour Sam pâti, frère de Jatâyus, se pourléche déjà du régal de leurs cadavres. Mais voici qu'on lui conte leur triste aventure. A son tour il conte la sienne : son fils, qui le nourrit parce qu'il a perdu ses ;iili^. a vu Râvana emporter Sîtâ par delà l'océan; mais ses ailes lui reviendrontà cette heure. Elles lui reviennent en effet, et il s'envole.— Lessinges tiennent conseil, partagés entre

1. La casuistique hindoue, très sévère pour le suicide, l'admel sous cette forme, parce que la morl a.'\ résulte pas H" commission, mais de simple abstention.

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l,i joie et l'embarras : comment franchir l'Océan? Hanumat, plein de cœur, gravil le monl Mahêndra.

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prodigieux de Hanumat et les hasards qui l'accompagnent. Longue description de la ville el des palais, où partout il cherche Sitâ. Enfin il pénètre auprès d'elle, se Eail reconnaître el lui annonce sa prochaine délivrance. Mais il faul que Etâma se hâte: Sîtâ lui fait dire que Râvana la veut pour épouse, etdans un moi- au plus, ;'i peine de mort, et lui donne un joyau en témoignage de son mes sage. — Au sortir du retrait de la captive, Hanumat profite de sa présence à Lanka pour s'éclairer sur les forces ennemies. < m envoie contre lui 80000 hommes qu'il assomme avec facilité, des armées entières, commandées par les pins grands seigneurs, qu'il anéantit comme fétus, y compris un fils de Râvana nommé Aksa. Mais un autre fils de Râvana, Indrajit, le fait prisonnier et l'amène au roi, qu'il somme avec menacesde rendre la liberté à Sîtâ. On le mettrait à mort, si un ministre n'excipait en sa faveur de sa qualité d'ambassadeur. On se contente de lui envelopper la queue de chiffons huilés et d'y mettre le feu. Sitâ prie Agni de ne lui point faire de mal, et en cet équipage le patient insensible, promené à travers la ville, a tout loisir d'en examiner les êtres; après quoi, il s'échappe d'un bond en y allumant un épouvantable incendie1.

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