EN BERRY
qu'on jugea à propos de le faire allaiter par des vaches.
« L'appétit de ce terrible enfant, croissant avec l'âge, on le vit plus tard, sur les bords de la Creuse, avaler comme une huître, et sans en être incommodé, un bateau chargé de moines, ce qui rappelle les pèlerins mangés en salade (i).
«c Au reste, la gourmandise semble avoir été le péché capital de Gargantua et de tous les siens.
« Les larges dalles de pierre des dolmens passent aossi, en certaines contrées du Bas-Berry, pour avoir servi de petits palets au fils de Gargamdle dans ses ébats enfantins. »
(Laisnel de la Salle, t. II, p. i9$-97).
Les enjambées se retrouvent un peu panout ; cf. le commentaire du conte n<* II, p. 35. Il en est de même de la boue secouée, cf. Gargantua en Poitou, en Ile de France et en Tou^ raine.
La Vie du fameux GargaMtuas le £iit aussi avaler ime de set nourrices ; cf. le commentaire du conte vfi \, p. 77 (Haute-Bretagne), et Gargantua en Angoumois, p. 191 (ânes, bceufii, etc., avalés).
(i) Péremé, Comptes rendus des travaux de la Société du Berry^ X* année, p. 266.
GÈAKT SIMILAIRE
|N peut mentionner également id le fossé du Grand-Géant, immense tranchée qui s'étend d'Ivoy-le-Pré à Henrichemont, sur un parcours de dix kilomètres. Dans les endroits où le respect superstitieux Ta protégé, il mesure plus de trois mètres, tant en largeur qu'en profondeur. La destination de cet immense travail, et l'époque à laquelle il a été exécuté, sont également inconnues. La légende rapporte que le Grand Géant, le fondateur des villes et le défricheur du sol, creusa ce fossé avec une charrue attelée à ses épaules. »
(Martinet, Le Berry préhistorique^ dans la Rsome d'Anthropologie^ 1880, p. 478).
Ce fossé du Géant a pour quasi-sin>.ilaire le fossé d'Oster, en Haute-Bretagne. Cf. mes Traditions et Superstitions^ t. I, p. 367 et 368.