II. — UÂNE CHANGÉ
Quand Manon va au moulin, (bis)
Elle va dessus son âne,
La saberdondon, Elle va dessus son âne,
La belle Manon (i).
QjLiand le meunier la voit venir, (pis)
S'en va au-devant d'elle.
— La belle, entrez dans mon moulin ; (bis) Attachez là votre âne.
Quand Marion fut au moulin, (bis)
Le loup a mangé l'âne.
-- Que dira mon bon père Martin (bis) D'avoir perdu son âne.
Le meunier dit à Marion : (bis)
— Tenez, prenez la mienne.
Quand son père la voit venir : (bis)
— Ce n'est point là mon âne.
Mon âne avait les quat' pieds blancs Les deux oreilles en rabattant.
Le bout de la queue noire.
1) Le refrain s« répète après chaque couplet.
— Mon père a bu du vin nouveau, Qui lui a troublé le cerveau, Ne connaît plus son âne.
Nous sommes dans, le mois d'avri, Où tous les moin's changent d'habit.
C'est ce qu'a fait votre âne.
La saberdondon, Cest ce qu'a fait votre âne, La belle Marion.
Les trois derniers couplets sont irrèguliers, puisqu'ils~se composent de trois vers au lieu de deux ; mais on ne répète point le premier vers comme dans les premiers couplets, de sorte qu'ils se chantent exactement de même.
Cf. Bujeaud, t. I, p. 107, VÂru de Marion^ dont le thème est sensiblement le même, mais qui se rapproche davantage d'une autre chansoiy que j*ai entendue dans les environs de Dinan.
Cf. aussi Romanuro de Champagne^ 2* partie, p. 25$, et les Ncîls et chansons populaires de la Francbe-Cotnié, n* 29, p. 89.
in. — LES GALANTS.
C'est point l'usage des filles D'aller voir les garçons, La destinée, la rose au vent.
D'aller voir les garçons.
C'est bien l'usage des filles, D'rester à leur maison, La destinée, etc.
Quand leur maison est propre, Les amoureux y vont, La destinée, etc.
Ils y vont quatre à quatre, En frappant du talon, La destinée, etc.
Ils s'assoyent sur la table.
En disant leurs raisons, La destinée, etc.
Qiaand leurs raisons sont dites.
Les amoureux s'en vont, La destinée, etc.
Ils s'en vont quatre à quatre.
En frappant du talon, La destinée, etc.
Ils s'en vont à l'école, A l'école du roi, La destinée, la rose au vent, A l'école du roi.
{Lifri.)