Proverbes, chap. xxx, v
« De là la réponse à ceux qui disent que la résurrection des morts nest pas une loi de la Thorah de Moïse, »
Il faut convenir que ces curieux questionneurs et douteurs, niant que Moïse ait proclamé la résurrection, sont des gens de bonne composition et se contentent de peu. Après tout, une fois que le Talmud a lancé une de ces preuves péremptoires, il se tire d affaires avec la prestesse et la nonchalance juvénile de Jupiter : « Sic volo^ sic jubeo. » Seulement Jupiter est plus poli. Il vous épargne la citation de la preuve motivée.
I-.e Talmud, au contraire, grand bavard, n'admet rien sans preuve.
Il lui faut absolument un argument motivateury prouvant que tout ce que l'Eglise a dit est parole de Moïse et de Jéhovah. Autrement il n'y croirait pas. Il ne dit pas : « Je te défends de nier ce que j'affirme : de douter, par exemple, de la résurrection des morts; » mais il dit : « Je vais te prouver que Moïse ou la Thorah a énoncé cet axiome ou cette vérité : Donc, si tu nies Moïse, tu es un impie. »
Quant à la preuve, il ne s'en occupe plus.
(Tarte à la crème.)
Voyons plutôt, car il faut citer les textes, autrement on ne me croirait pas.
On lit* : « Il est écrit* : Jéhovah a dit à Moise: Monte vers moi à la montagne et restes-y, je te donnerai les tables de pierre, et la Thorah, et la Mitzvah (commandements), que j'ai écrits pour les enseigner. « Les tables^ » cela veut dire le Décalogue; « Thorah ^ » cela veut dire le Pentateuque ; « Mitzvah^ » c'est la Mischnali ; a que f ai écrits^ » ce sont les prophètes et les hagiographes ; « pour les enseigner ^ » c'est la Gemarah (Talmud). « De là on couclut que tout cela a été donné à Moïse sur le mont Sinaï*. »
Après cela si quelqu'un , malgré ces preuves irréfragables, élève encore l'ombre d'un doute, le Talmud, le livre princeps des jésuites, n'est pas en peine pour répondre. Jamais on ne le trouvera sans vert.