‹ Les livres de Dieu: Moïse et le TalmudChapitre 51 sur 184 · Lévidque, chap. xviii, v · texte numérisé non relu

Lévidque, chap. xviii, v

mes lois, car tous ces peuples chassés devant vous ont commis toutes ces abominations. Ils ont avili le pays. Et le pays ne vous vomira pas comme il a vomi toutes ces nations souillées de crimes et d'abominations. »

Jéhovah chassera les criminels devant eux, mais pour hériter de leur pays il ne suffit pas de vaincre, il faudra avant tout être juste et faire son devoir que commande la loi de Dieu et de la raison. N'est-ce pas là en deux mots l'histoire de toutes les histoires. Les vainqueurs sont en général les vengeurs des peuples vaincus, qui, eux souvent, payent les dettes de leurs pères ; dettes qu'ils ont acceptées et augmentées. Puis, à leur tour, ces vainqueurs imitant les mêmes crimes, tombent sous la même loi. Le véritable progrès, hélas, ne se manifeste que par quelques justes obscurs, loin des bruits et des plaisirs du pouvoir, faisant le bien au profit de leurs semblables, ou méditant d'éternelles vérités sur le règne de la liberté et de la justice de l'avenir .

On a reproché à Moïse de n'avoir pas édicté comme loi l'immortalité de 1 ame. C'est là au contraire un des plus grands titres de gloire de Moïse. Mais avant d'aborder cette question, il nous faudra expliquer la large base sur laquelle Moïse a élevé son monument de justice divine et humaine, et qui n'est autre que la liberté.

Moïse qui déclare l'homme à l'image de Dieu en proclame la liberté pleine et entière, sans la moindre intervention de Dieu sur la volonté de l'homme. Le mot* : w Et vous serez comme Elohim ', sachant le bien et le mal, » est bien dans la doctrine de Moïse. L'homme tient dans sa main, non-seulement le bien et le mal, mais encore et surtout le bonheur et le malheur.

Il ne tient qu'à lui de vivre d'après la loi de Dieu pour être heureux au suprême degré. « La

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