‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 215 sur 275 · ViiiKdia, tour élevée · texte numérisé non relu

ViiiKdia, tour élevée

serais heureux s’il iu’a[)partenait. Qu’a fait autrefois dans le monde celle ((ui habite maintenant ici, avant de venir renaitre au paradis des tévodas ?

Matoli, cocher, ayant entendu cette (piestion

du roi Niméa, lui répondit et lui dit de quels mérites cette déesse recueillait les fruits:

— O seigneur! cette fille autrefois dans le monde était une femme laniue très vertueuse et très obéissante, qui habitait la cour royale de Bénarès. Fdle avait le cœur doux, bon, et distribuait des aumônes aux sramanas, aux préahm’, aux ponhéaq aux savants, aux mendiants, aux pauvres [yêaeha), aux miséreux, aux abandonnés [komsàl tarkot) ; elle n’oubliait jamais d’observer les jours saints, conformément à la règle établie par le Buddha. Sa conduite était excellente, elle était très charitable. Voilà, seigneur, pour- (luoi elle est venue renaitre au paradis des tévodas.

Matolî, en faisant cette réponse, continuait de conduire le char royal; il le mena devant un superbe et très joli moniratn' de plusieurs couleurs. 11 montra au roi ce superbe palais et lui lit observer combien il était grand et brillant. Il y avait dans ce palais des bienheureuses déesses de l’air (pü chantaient, dansaient et qui jouaient de la musiipie.

Le roi Ximéa, voyant ce palais superbe, demanda à Matoli :

— Lh ! Matoli, cocher des dieux, quel est le borohœt qui habite ce si superbe palais qu’il me réjouit le cœur; il est couvert d’ornements, brillant, lumineux et il contient des déesses qui chantent, ([ui dansent et (jui font entendre une très agréable musique. Je n’ai jamais, jus(ju’à aujourd’hui,

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