‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 23 sur 275 · Nanda · texte numérisé non relu

Nanda

6. Los autres leçons, birmane et singalaiso, disent que l’initiative fut prise par son père. — Ce Tévil-tabils est nommé Rshi-Asita par le Lalita- Vint ara.

LE PKÉAS PATIIAMA SÀMPHOTHIAN

l’incliner pour le faire saluer, le saint et éminent Bôdhisattva se détourna et mit ses deux pieds sur la tète de Téviltabàs. Le roi Suthôton, son excellent père, voyant cette chose curieuse, s'inclina lui-même et salua le Bùdliisattva ; ce fut la première fois’.

Plus tard encore^ son père étant sorti pour appuyer sur la sainte charrueb les nourrices porteuses et nourrisseuses emportèrent le Bôdhisattva pour aller voir le Chrat préasângkéâl et le couchèrent sous un arbre cliompub Cependant le soleil continuait d’avancer à son ordinaire, mais l’ombre que projetait le chompu ne suivit pas le soleil dans l’aprèsmidi et demeura comme elle était, par un effet de la puissance des mérites du Bôdhisattva. Le roi Suthôton, voyant cette chose, s’inclina devant son fils pour le saluer ; ce fut la seconde fois’.

1. Les autres leçons, birmane et singalaise, disent « cette chose inconvenante». et ajoutent que, le religieux s’étant incliné devant le Bôdhisattva, son père crut devoir l’imiter et le saluer aussi. — La leçon siamoise dit que cette chose arriva au brahmane Kaladévila quand il se présenta de lui-même, ainsi que nous l’avons vu dans une note précédente, pour examiner les signes de la supériorité que l’enfant portait et prédire sa destinée. Par conséquent, cette scène aurait eu lieu, d’après la leçon siamoise, le jour de la naissance, et, d’après la leçon cambodgienne, plus tard. En outre, d’après notre texte, le brahmane devin ne serait point Tévil-l’ascète {tabds), mais un autre brahmane dont le nom n’est pas donné.

2. CJifut prèas ânf/kcàl, c’est-à-dire labourer le champ sacré, pour rendre hommage aux puissances fécondatrices de la terre et donner le signal des labours. — Il y a dix ans à peine, au Cambodge, il était défendu sous peine d’amende, de labourer la terre avant le thvœeu bon chrat préas ângkéâl, c’est-à-dire la « fête de l’appuiement sur la sainte charrue » par le roi ou son délégué. — "Voir Rccuo indo-chinoise, n° du 15 août 1904, pp. 198-203.

3. Les textes disent : sous un baldaquin placé sous un arbre jambu.

4. La version pâlie place la scène le matin et dit que les rayons du soleil, au lieu de venir obliquement sur le Bôdhisattva, comme ils eussent dû venir, tombaient perpendiculairement sur le baldaquin sous

Page 1