‹ Les livres sacrés du CambodgeChapitre 81 sur 275 · Cœur de santal · texte numérisé non relu

Cœur de santal

2. La leçon birmane ne parle pas de cette intervention des dieux et d’Indra, mais elle enseigne que le lîuddha porta lui-même le corps sur le bûcher et y mit le feu.

3. La leçon birmane (pp. 194-19.0) et la leçon singhalal-se (pp. 320- 321) sont d’accord poui' dire que le Buddlia, loin de provoquer les femmes à entrer en religion, refusa longtemps de les y admettre. « Ananda. disait-il, il ne serait pas bon de permettre aux femmes d’embrasser l’état religieux; autrement nos institutions ne dureraient pas longtemps. » — Pimpéa-tévi, qui est aussi nommée Yosaudliaratévi, l’épouse du Buddha.

4. La leçon birmane note seulement que Yosaudhara était, apres la mort de Suddhodana, au nombre des converties et qu’elle devint plus tard religieuse. La leçon singhalaise est plus prolixe et distingue mieux entre le moment où Bahula, son fils, entra en religion, renonça au ti ône, et celui où il suivit le Buddha à Çravasti. L’entrée en religion de Hahula eut lieu du vivant de Suddhodana, et Suddhodana, consolé

religieuse, pratiqua le préas kcmiaiatt/ian' , et devint arahât patisainphitéaÉ

Le Bucldha revint ensuite au royaume de Réaehéakris. habiter le Yéluvéan’ avec les religieux de sa suite.

:^8. — Les hérétiques. — Prodiges accomplis PAR LE BuDDIIA

Il y avait alors dans ce royaume de Réaehéakris un homme riche' qui était allé se baigner à la rivière dans un espace entouré de tilets pour le préserver des accidentsk En ce moment-là, un gros morceau de cœur de santal {kliloein-('hànt) qui flottait sur l’eau s’accrocha au filet. L’Iiomme le vit, le ramassa et demanda si vraiment ce bois

par le Ruddha, la console à son tour en lui parlant de sa résignation au cours de l’une de ses e.xistences antérieures, pendant laquelle elle était l’épouse d’un Bôdliisattva; elle ne fit aucune objection quand sou mari ^’essantara donna ses enfants à un mendiant et lui annom^-a qu’elle aussi serait un jour religieuse. Cependant le Buddlia, ayant rendu les derniers devoirs à son père, quitte Kapilavastu et se rend à Çravasti. Alors Yosaudhara restée seule, sans mari, sans beau-père, sans belle-mère, sans enfant, songe à entrer en religion. Les habitants de Kapila et de Koli, accourus au palais, la supplient de renoncer à son ])rojet; elle refuse de céder à leurs prières, se met en route avec mille autres princesses, se présente à Prajâj)ati-Gotamî et entre en religion (pp. .‘l.VÎ-à.od).

1. Du pâli h'diniiuittlKinrtiii , mot qui désigne certaines méditations.

2. Pâli patlsiiinbhida, c’est-à-dire ayant acquis la faculté d’anal\'ser les sciences religieuses.

à. Pâli R(iJ(t(jaha ; sanscrit Riijagrilia. Vclurana, le bois des bambous.

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