Retour du Buddiia sur la Terre
NoUVE.\UX PRODIGES
Pendant que le Saint était au Tévatd'ngsa-suor, le.s gen.s de la multitude, ne le voyant pas, étaient tristes comme une nuit sans lune, comme un jour .sans soleil. Ils étaient si tristes (pi’ils t'ui'ent trouver Mokaléan et lui dirent : « Où est le Saint? en (piel endroit s’est-il retiré? » Mokaléan leur répondit : « Si vous voulez .savoir .sûrement où est le Saint, il faut l’aller demander à Anuruth. » ’ Ils furent alors trouver Anuruth et celui-ci leur répondit : « Le Saint est allé garder le Vossa (la retraite) au Tévata'ng.sa sur le sommet delà pierre Bândâr, ou il prêche Y Abhidhamnia par reconnaissance pour sa mère. » Les gens dirent encore' : « (()uand redescendra-t-il ici? » Anuruth répondit : « Il prêchera pendant trois mois et, le dernier jour, celui de la sortie du \\:)s.sa, il redescendra ici. » Les gens dirent : « Puisejue nous ne voyons pas le Buddha, nous ne voulons plus rentrer chez nous. )) Alors ils construisirent des abris pour attendre le retour du SainP.
Le Buddha avait dit :i Mokaléan ; « Vous jiouvez prêcher la Loi à la multitude.» Il avait dit aussi à Anataptendik' de donner à manger à tout le monde. Celui-ci lit distribuer des vivres ;i la multitude qui attendait le retour du Saint. Quant à Mokaléan, il répondait aux (piestions (pèon lui
1. Mokaléan savait où était le Huddlia, dit la leçon birmane, mais il voulait laisser ;i Annrndlia l'honneur de satisfaire leur curiosité (i).20.î). Cette délicatesse de Mokaléan ne se retrouve pas dans Sponce Hardy.
2. Tout ce dialogue entre Annrudha et les gens du peuple ne se trouve ni dans la leçon birmane, ni dans la leçon singlialaise, d’après S peu ce Hardy.
d. Anatapiudika.
LE PRÉAS PATIIAMA SÂMPIIOTIIIAN
posait. Les luibitants étaient en si grand nombre qn’ils occupaient un terrain long de trente-six youcli Plus tard, ayant entendu dire cpie le saint Buddlia allait revenir du paradis dans sept jours, ils furent s’adressera Môkaléan et lui dirent : « Pouvons-nous savoir exactement (juel jour le Buddha reviendra parmi nous, car si nous ne le voyons })as, nous ne repartirons plus d'ici pour renli'er chez nous. » Môkaléan plongea alors dans la terre de par sa vertu et parvint au pied du mont Suméru (ju’il commença à gravir'. La multitude voyait iSIôkidéan comme s’il était à un ou deux vouch' d elle. Aloi’s il reçut le bat du Saint (.^) et lut prévenir le Buddha (pie la multitude ne voulait plus s’en retourner sans le voir. Puis il lui dit ; « (,iuel jour i-edescendi'ez-vous? Le Saint demanda : (( Lu rpiel endroit est votre fréi'e Saribot? » Môkaléan l’épomlit : (( Saribot demeure au Sânka.sa-nokor b » Le Saint dit alors : (( Pjans seirt jours, le jour do la sortie du Yossa, je redescendrai :i la porte du Sânkasa-nokor. Si la multitude veut m’y voir', il faut cpi’elle aille là. Vous pouvez retourner et la pi'évenir. » Môkaléan, étant redescendu, répéta à tous les gens du peuple les paroles du Saint.
Le jour de la sortie du Vossa', le Saint s’adressa à Indi-a et lui dit ; (( Je vais retourner sur la terre. » Indra cnki alors trois escaliers : celui de droite était en or pour tous les
1. La le(,'()ii bii'iiianci ne dit pas (pielle (ilait la surface du terrain occupé par les gens qui étaient venus j)our voir et entendre le lîuddlia, mais elle indique que les dieux au paradis des Trente-trois, assemblés pour l'entendre, occupaient une surface de 18 yojanas.
2. Le texte porte bien un on deux youch, ce qui fait c(à 13 ou 26 kilomètres d’elle ». Si le youch était alors celui de 6 kilomètres, cela donnerait encore de 6 à 12 kilomètres, beaucoup trop pour l’ccil humain.
3. Sanscrit Sal,-ns/mra, la ville desSakas; en lyîüi S(/nhrissann;/(in( .
4. Pleine lune de Thadinkivot (pâli Asiif/iijo, le 7' mois) détaille la le(;on birmane.
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tcvodas ((ui allaient (lesceiulrc ; celui de gauche cdait en argent pour tous les inâha-brahinas ; celui du milieu était en pierres précieuses pour le Saint
Le Saint demeura debout au sommet du mont Suméru, regarda la multitude et vit (pie la foule avait ap[)orté une grande (piantité d’olïrandes. Il demeura à la tête de l'escalier alin de prêcher les tévodas, puis il ht jaillir les six rayons lumineux (jui sont des rayons bleus, jaunes, rouges, blancs {une lacune)..., et ces rayons éclairaient tout au travers du ciel. Puis il demeura dans l’air comme s’il avait voulu y prendre le préas Chant et le piûas Atit (la lune et le soleil). Enfin il montra l’eau et le feu (pii sortaient de son corps comme il avait déjà fait une fois. Les rayons lumineux s’étendirent jusfpi’au séjour des Brahmas et, sous la terre, jus(ju’à l’enfer Avici b Tous les hommes et tons les tévodas purent alors le voir. C’est pour cette raison (pi’il est nommé Loulicwivoranâ b
Tous les tévodas, les asaur, les asauri, les Eynt ^ tenaient des instruments de musiipic ou des connues marines et formaient l’escorte du Buddha tout le long de la route. Ils descendaient l’escalier d’or ; les Prolim tenaient les parasols et descendaient l’escalier d’argent : le Buddha descendait l’escalier de pierres précieuses. Ils allèrent directement à la
1. Cette leçon e.st (Vaccord avec les te.xtes singlialais et birmans. Cependant les peintures cambodgiennes représentent, non des tliéories do dieu.x descendant l’escalier de droite et de gauche, mais Indra et Mâba-Hralima.
2. Jusqu’au Hralimaloka, le paradis des dieux Bralimas, et jusqu’à l’Avicinaraka, renfer Avici (pii est le dernier et le plus profond des huit enfers ou purgatoires.
h. Peut-être loh<i, mondes, et le verbe rirandi, ouvrir; ce mot signifierait ;dors « celui qui a ouvert les mondes. »
1. Derdtd {dieu), usui-(( et usari, divinités, géants et géantes du monde inférieur, et les indras (dieux du paradis dont Indra est le chef, le quatrième des dévalokas).
LE PRÉAS PATIIAMA SÂMPHOTHIAN
porte de la ville royale de Sânkasa. Tons ceux qui étaient là, SC mirent à aeedamer le Buddha, et le Buddlia lit demander tous les arahans qui étaient présents, dont Saribot et Môkaléan.
Le Saint fit un signe à Saribot, celui-ci comprit et put répondre, car aucun des arahans ne pouvait être comparé :i Saribot pour rintelligencc : après le Buddha, il était le premier ' .