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Sur ta bouchr qu'Hébc colore , Je cueillais la rose d'Amour, Si bien qu'à lapproche du jour, Je croyais la cueillir encore.
Mais je ne sais par quelle cause, Devenant touf-à-coup Zrphir , Je crus connaître en toi la rose Que je faisais épanouir.
Et, dans ton calice où l'aurore Peignait la douce volupté, Je cherchais la réalité , Que je n'ai pu trouver encore.
LOGOGRIPHE (i).
A plus d'xin écolier, pour le rendre docile , Actif, laborieux , je deviens très-utile ; Sans moi, combien d'auteurs , d'un mérite marquant Seraient morts sans donner l'essor à leur talent ! Du soldat on me voit , dans les champs de la gloire Ranimer le courage et fixer la victoire. Treize lettres , voilà ma substance , Lecteur. En moi tu trouveras ce que dans le malheur
(i) Les Logôgiiphes et les Charades ont été faits en société avec M. E. Milon d'Ervy.
On devvait conserver; certaine maladie
Dont on ne peut guérir qu'en vous étant la vie ;
Un pronom familier ; un métal précieux j
Celui qui nous conduit au séjour ténébreux ;
Un fleuve traversant la nouvelle Castille ;
Un animal rusé qui dégrade et qui pille ;
Le nom dont on se sert pour peindre la beauté j
Ce qui passe et s'écoyle avec rapidité ;
Le pays où naquit le vieux chantre d'Achille j
Un prêtre des Persans ; une superbe ville ;
Un homme à redouter qu'on rencontre en tous lieus ;
Ce qui porte en son sein la mort et le ravage j
Un instrument de jeu ; l'armure du sauvage ;
Un habitant d'Afrique ; un fruit délicieux ;
Ce que dans son courroux le géant Polyphême
Jette au charmant Acis , dans sa fortune extrême :
Ce qui fît succomber le pauvre genre humain ;
Une pièce d'argent ; le nom d'un grand Romain ;
Ce que nous craignons tous ; enfin ce qui sépare
Le pays du Chinois de celui du Tartare.