FLORENCE
Bulle de plomb de 0,036"™. S' Jean-Baptiste tenant une croix de la main gauche
et indiquant le ciel de la droite.
Rwers : Le champ occupé par les mots : LeonisX- — Pont-Max- — Benefi-cio (nomination du
cardinal Jules pour ratifier la ligue conclue entre Léon X et les Médicis, d'une part,
et le roi de France de l'autre. 2 mars 1 5 16.)
(A. N. J. to.,4.)
Gênes.
Les Génois sont, après les Vénitiens, les plus anciens marchands italiens dont nous connaissions les relations commerciales.
On trouve leurs vaisseaux dès l'année 1063 en Palestine. Godefroy de Bouillon, accompagné du comte de Flandre, aurait, dit-on, monté un vaisseau génois, la PomclLi, pour aller à Alexandrie et en revenir lors de son pèlerinage au Saint- Sépulcre, avant la première Croisade.
On les rencontre au siège d'Antioche (1097), à la prise de Jérusalem (1099), d'Arsouf et de Césarée (1101), d'Acre (1104), de Tortose (1101), de Gibelet (1104), de Tripoli (1105), de
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Gibel (1109), de Beryte (Beyrout) et de Sidon (iiio). Ils avaient un établissement à Messine au commencement du xne siècle : le Fundicum Sancti Johannis.
A Constantinople, en 11 55, ils occupent un quartier leur appartenant, avec un quai également à eux et un fondaco; mais ils eurent bientôt à soutenir une lutte terrible contre les Pisans, qui les chassèrent de leur colonie, après les avoir dépouillés.
A Montpellier, Guillaume V leur avait assigné une maison avant 1121 ; et en 11 66, ils étaient assidus aux foires de Saint- Gilles et de Fréjus et avaient acheté, à Narbonne, dès 1132, un emplacement pour y bâtir un entrepôt.
Ils sont à Almyro (Armiro, ville de Thessalie, dans le golfe de Volo) en 1171; à Thèbes en 1170; à Kiev (juin 1247); à Sinope, à Licostomo, à Moncastro, à Simisso, à Samastri, à Sinas, à Trébizonde; à Tauris (1294). Sur la mer Caspienne, ils ont des transports et arrivent en Perse, et enfin aux Indes, en 1320 (Compagnie Vivaldi, de Gênes). En 1324, ils sont à Sluys (l'Écluse) près de Bruges, et en Espagne.
Les marchands allemands (Souabes et Nurembergeois) trafiquaient avec Gênes dès la fin du xme siècle.
En 1249, saint Louis nolisa des vaisseaux génois et marseillais pour transporter ses troupes en Egypte. En 1270, il s'adressa à Venise, mais des conditions inacceptables le forcèrent à recourir de nouveau à Gênes et à Marseille.
Les navires la Reine, la Damoiselle, la Mont joie, nef royale, etc., furent fournis par les Malloni, les Usodimari, les Gattilusii, de Gênes. Pendant les Croisades, la plupart des compagnies lombardes qui prêtèrent de l'argent aux Croisés étaient génoises.
En mai 1252, la maison appelée fondus jaune à Montpellier était située auprès de l'église de Sainte-Marie de Tabulis, tenant d'un côté au chemin public qui conduit de la tour Obilionis aux tabulas de Montpellier et de l'autre côté au chemin qui mène à'anelaria à la maison de Pierre Salvator, tenant d'un côté à la maison de Pierre Salvator et de l'autre à Hugues Ymbert. (Lib. Juriuni).
Venise.
Il est impossible de fixer l'origine du développement du commerce à Venise. On rapporte que cette ville fut fondée par des colons venus de Padoue; le 25 mars 413, ils posaient la première pierre du Rialto. (Burckhardt, t. I, p. 79.)
Les Vénitiens avaient des doges en 700.
A l'époque carlovingienne, ils avaient des marchés à Ravenne et à Rome, et se livraient entre autres trafics à celui des esclaves qui dura si longtemps.
Leurs vaisseaux parcouraient alors l'empire grec, la Syrie, l'Egypte, etc., important des soieries de Constantinople, transportant des voyageurs et des marchandises en Afrique, en Sicile (814), à Alexandrie, où ils volent les reliques de saint Marc (827).
L'Orient leur fournissait des fourrures d'hermine, des étoffes multicolores à figures d'oiseaux, etc., etc. Ils y exportaient en échange des armes, des draps, des bois, des esclaves. Ils se chargeaient également des lettres et des munitions de guerre pour les Sarrazins.
En 1100, une flotte de deux cents navires, montés par des Vénitiens, touchait à Jaffa. Les Vénitiens exigeaient pour eux un quartier, le tiers ou quelquefois la totalité des villes conquises; ils possédaient des quartiers dans le royaume de Jérusalem, un tiers de Tyr et réclamaient Tripoli en entier.
Ils avaient des établissements à Philadelphie, en Asie (1187); en Europe, à Rodosto (Rhaedestos) (céréales), à Andrinople, Almyro, Thèbes (soieries), Lemnos (1136), à Kiev; en Asie- Mineure, à Lampsaque (1219); dans l'empire de Nicée, à Satalia (1207), à Rhodes (1236), à Beyrout, à Gibelet, Tripoli, Damas, Alep, Laodicée, Candie (avant 1264), à Modon, Coron, Sinope; en Perse (nov. 1306); à Koulam (Quilon) dans les Indes, à Tana, à Kertch, etc., etc.
A Alexandrie, ils possédaient deux fondaci. En France, ils fréquentaient les toires de Champagne et de Brie et les villes de
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Marseille, de Montpellier, de Narbonne, de Nîmes, d'Aigues- Mortes, de Lyon.
Un service annuel était établi entre Venise, l'Angleterre et les Pays-Bas (1300).
Par la voie de terre, ils parcouraient l'Allemagne, la Bohème, les villes du lac de Constance, le bassin du Rhin, celui du Danube, mais généralement ils ne faisaient que visiter ces stations en passant sans s'y établir.
En revanche, il y avait à Venise au xive siècle un fondaco dei Tedeschi.
En 1307 (27 mai. Poitiers), Philippe le Bel exempte pour trois ans les marchands vénitiens du denier pour livre exigé en France des marchands ultramontains (p. 59). (Documents inédits, tome III.)
En 1320 (25 septembre. Paris), Philippe V accorde remise entière de toutes les sommes qu'ils pouvaient devoir au trésor à l'occasion de l'impôt du denier pour livre, (p. 60.) (Id., ibid.)
Sceau d'un baile (bailli) de Venise à Tripoli, xive siècle (inédit).
S' . .tapidavpo (?) baile vene. tripoli.
Matrice donnée par M. de Mas Latrie aux Archives Nat1".