I. — Concile de Paris sur Tusure, 1213. (Extraits
Aucun clerc ne peut se mettre aux gages des usuriers pour les aider dans leur négoce, pour tenir leurs comptes, leurs registres ou leurs livres, ou leur servir d'avocat.
Le légat, les évéques peuvent recevoir les. acquêts iiijustes
'•i^siA'-^j^Si^ '■iim^.iwmim'-SÊtmiam
LES LOMBARDS A PARIS
des usuriers repentants et en faire bon usage. En cas d'arbitrage, si l'usurier se montrait trop féroce, on pouvait, après avoir épuisé les autres genres de punitions plus douces, recourir au fer pour retrancher de la société les membres pourris... L'usurier qui n'écoutait pas les admonestations de l'Eglise, pouvait s'attendre à encourir l'excommunication. A sa mort, son cadavre était abandonné à la porte du temple aux chiens dévorants et son âme au démon...
Les usuriers avaient établi partout « des synagogues, vulgairement appelées communes {communie^, dans lesquelles ils se soumettaient à des juridictions spéciales au mépris de la juridiction ecclésiastique. »
(Cette dernière clause tendrait à prouver que l'usure était encore, à cette époque, la spécialité des juifs.)
Cf. Notices et extraits des Mss., an IX, vol. VI : La Porte DU Theil : Robert de Courçon et Lettres du pape Innocent III.
IL — Les Lombards en Angleterre.
En Angleterre, les nobles contiaient, dans l'origine, leur argent aux compagnies lombardes « pour le faire fructitier en le semant, » dit Mathew Paris.
En 1235, alors que le Roi et la plupart des prélats anglais étaient leurs débiteurs, l'Evéque de Londres essaya de les chasser, mais le pape les défendit. En 125 1, on appelait ces préteurs du nom de Caursins. Ils prélevaient, suivant Mac Pherson, juste le double de ce qu'ils avançaient, pour les trais et les risques. (T. I, p. 400.)
A la fin de 125 1, les Caursins se virent accusés devant les juges, par un agent du roi, de schisme, d'hérésie, et de trahison. Qiielques-uns furent jetés en prison, les autres se cachèrent. L'un d'eux disait à xMathew Paris que <( s'ils n'avaient pas acheté de riches maisons à Londres, pas un seul d'entre eux n'y serait resté. » Mais les persécutions n'aboutirent qu'à une hausse encore plus élevée du taux de l'intérêt.
*l:I^?„'„.Jg JL^M^.LQ, vl^C( ' OFTf
Conte Caccia Conti (Sienne).
Kn 1240, Aldobrand.no Caccia Conti chassait les nobles de Sienne. II appartenait à une famille
plébéienne : on lu. décerna ce surnom de Cucia conti, chake-comtes.
(Bf.llarmati. Histoire de'Sientie n 62 )
m^.JtT^v7T^ '^^"' r u""" '^'y'V^l!''' ^'"^■^''"'« -Ms ou rares du xin- .. xvi.e sUcle
(Dispensa XVI, Bologne O. Roma^noh dcll acqua 1871) une letiera dt Jacomo, Gtovanm, VtncfuU e
altri compapu da Siena a Jacomo dt Gurdo Caccia Conti, ,„ Franda (c juillet 1260^
La suscr.pt.on esta.ns, conçue ; a lachomo Guidi Chacraconti t von altrui detur "
Notre personnage est évidemment un membre de cette famille qui mourait en France
r'-obabIcmc..uaArra]on, où il avait des propriétés.
Pierre tombale de Conte Chase Conce (Conte Caccia Conti). lombard de Sienne la vieille, mort
le 25 juillet 1514. — Arpajon.
LES LOMBARDS A PARIS
Sous Edouard i*'', un Jean de Cahors (de Caturco) était employé à la frappe des monnaies (Madox's, hist. of îhe Excheq.,
En 1278, la monnaie (exchange) de Londres était placée sous la direction de marchands de Lucques en Italie, et du maire de Londres, Gregory de Rokesle.
En 1282, on comptait parmi les compagnies lombardes de Londres les Friscobaldi, les Rembertini, les Bardi , les Spini, de Florence; les Richardi et les Ballardi de Lucques, etc.
En 1285, les Lombards proposèrent au roi de fonder des villes, ou centres d'échange, dans divers endroits du royaume et spécialement à Queen's ferry, dans Fife, ou sur une petite île près de Cramund.
En 1297, les Lombards étaient autorisés à exporter la laine d'Angleterre.
En 1338, le roi Edouard faisait emprisonner les Lombards et les marchands étrangers et saisir leurs marchandises, ne faisant d'exception que pour ses bons amis, les Bardi et les Peruzzi.
En 1348, les Flamands essayaient vainement d'empêcher les Lombards d'acheter les laines anglaises (14 février); le roi d'Angleterre les en empêcha.
En 1424, les Lombards, pour faire le commerce avec l'Ecosse, se servaient de très grands bateaux {tiavis immanissima); un d'eux, surpris par une tempête qui s'était élevée subitement, vint se briser à Leith (Scoti chron., V, 11, p. 487. — Mac-Pherson, Armais of commerce, t. I, p. 641.)
Nous avons des lettres écrites par les Cerchi, en 1290, à leurs correspondants en Angleterre. Nous les publierons avec des documents plus complets sur les Lombards en Angleterre dans Les Lombards che:(^ eux.