QUAI V O L T A I R L
JiJ
PRÉFACE
Nous n'avons pas à expliquer ici ce qu'on entend par Us lombards. Dans un travail publié récemment, nous avons étudié cette catégorie de finaticiers italiens que l'on trouve ainsi désignés généralement dans l'histoire. C'est en faisant nos recherches sur eux que nous avons été amené à nous occuper de leurs marques, de leurs poids, de leurs plombs, de leurs jetons.
Mais avant de commencer la description des différentes pièces de métal que nous venons d'énumérer, nous devons fournir quelques explications nécessaires pour bien comprendre ce que nous appelons les Marques des Lombards, et ensuite indiquer la provenance des caractères manuscrits auxquels nous avons donné ce nom.
Au moment où nous les rencontrons pour la première fois, c'est-à-dire à la fin du xif siècle, l'usage des jetons n'était pas encore aussi répandu qu'il le fut dans la suite. Nous avons, il est vrai, des jetons de la reine Blanche de Castille et d'autres personnages importants de la même époque; néanmoins, nous croyons que nos marques manuscrites durent précéder de quelque temps celles que nous rencontrons sur les jetons communs. Faut-il attribuer ce retard à l'état d'ignorance dans lequel
LES LOMUARDS. — II,
PRÉFACE
on se trouvait sur la hçon d'estamper avec un poinçon et un marteau toutes ces figures bizarres, ces rosettes, ces besants que nous présentent les jetons? Faut-il en chercher la cause ailleurs? Toujours est-il que ces marques n'étaient probablement pas destinées aux mêmes usages; malheureusement il ne nous reste aucun document nous permettant d'affirmer que ces marques, mises par les prêteurs italiens au dos de leurs billets, se retrouvaient sur les ballots de marchandises ou sur les tonneaux ou les sacs renfermant les objets appartenant à telle ou telle de leurs compagnies.
Peut-être est-il réservé à l'érudition, mise en éveil par ces observations que nous croyons nouvelles, de découvrir dans l'avenir quelque rapport entre elles.
Sans nous prononcer d'une façon affirmative, nous sommes cependant porté à croire que les jetons n'ont fait que reproduire les marques ou les initiales des différentes compagnies ou des différents prêteurs.
Certains auteurs avancent que ces marques, ou plutôt celles qu'on rencontre sur les jetons, offraient quelque ressemblance avec les filigranes des papiers italiens; nous dirons que nos marques ne présentent aucune analogie avec les filigranes des papiers /m;/^^/5^'^
(i) Cf. MiDOUX E. et Mattox A., Étude sur les filigranes des papiers employés en France aux \i\^ et xve siècles. Paris, 1868, 111-8°.
On lit dans ce travail : « Les maîtres de chaque corps d'état avaient un sceau ou marque particulière qu'ils appliquaient sur leurs marchandises, pour faciliter le contrôle des personnes chargées, soit par les communes, soit par
PRÉFACE
Elles n'en présentent pas davantage avec les marques dont se servirent, longtemps nprùs, certains corps de métier, notamment les imprimeurs; dies n'ont également rien de commun nvec les figures inscrites sur certains tombeaux. On ne trouverait d analogie sensible qu'avec les diffirents des monnaies de Florer^ce et de Sienne que nous publions : ce qui, du reste, nous semble fort naturel. Une coïncidence due au hasard pourrait seule faire que d'autres marques ressemblassent à celles dont nous nous occupons. Nos marques se trouvent au dos de quittances, ou mieux d'obligations de chevaliers et d'écuyers français et étrangers, en un mot de Croisés, des y, 5c et 6= croisades à des prêteurs italiens, dont les copies faites avec soin ■ par M. Lacabane, forment les deux volumes des nouvelles acquisitions latines du Département des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale, „,scrtts sous les numéros 1664 et 1665
Personne jusqu'ici ne les ayant relevées, nous avons pensé que la comparaison qu'on en fera forcément avec les marques reproduites sur les jetons pourrait amener quelque jour des résultats inattendus, soit qu'on trouve des jetons avec des marques analogues, soit qu'on retrouve avec ces marques des noms de prêteurs inconnus ou même des propriétaires des jetons
Pendant les époques dont nous nous occupons jusqu'ici, les Lombards n avaient encore envahi ni la France, ni l'Angleterre;
mum était fixe par des dispositions péci l'c" /o, ô, '""' '' "''''•
sous le nom d'Es-a.vJs.„ Nous donnons „„s in-' "'""' '^'''^"^' logie de ce nom. ' '"' '°'" '^ ^'«"'hcation et i'étymo-
PREFACE
ce n'est que quelques années plus tard que nous les trouvons installés dans ces pays dont la richesse les attirait<'> et se livrant aux diverses opérations financières que comportait VArt du Chivm. Dans cette nouvelle situation, ils se trouvèrent obligés nécessairement de se servir en France de denéraux ou poidsmonnaie.
Il est plus que probable qu'il existe également en Angleterre, dans des collections privées, des poids-monnaie analogues aux nôtres qui n'ont été jusqu'ici l'objet d'aucune étude spéciale, à
notre connaissance.
Nous avons réuni ceux que nous avons rencontrés, qui sont malheureusement trop rares à cause du peu d'attention ou de l'ianorance des personnes qui les possèdent. Nous espérons qu'on en pourra recueillir encore un nombre assez considérable quand on en découvrira, maintenant qu'on est renseigné sur leur usage, parce que ces poids en cuivre épais (environ 0,004 mill. au moins) se présentent ordinairement dans un état de conservation relativement satisfaisant et qu'ils sont facilement
lisibles.
Nous ne saurions en dire autant des plombs, ou sceaux de plomb, servant aux Lombards qui se livraient au commerce des étoffes, principalement des draps et des soies, pour sceller leurs marchandises. Nous offrons cependant quelques échantillons de ces plombs que le temps a épargnés. Malheureusement, ils ne nous paraissent pas remonter au-delà du x\r siècle. On sait que
(i) C'est, croyons-nous, cette richesse qui est la cause pour laquelle nous n'en rencontrons ni en Allemagne, ni en Espagne, ni ailleurs en Occident.
PRÉFACE
les plombs exposes au contact de l'air se recouvrent d'une couche d'oxyde qui les détériore et les ronge peu à peu ; les plombs du Musée de Cluny qui se trouvent dans ce cas 'sont perdus pour la plupart ; ils tombent en poussière dès qu'on les touche.
Mais la principale collection sur laquelle nous appelons l'attention des numismatistes est celle des jetons à l'aide desquels les Lombards, ces marchands-financiers, faisaient leurs calculs sur leurs tables ou sur leurs comptoirs. Ce dernier mot est tellement significatifque nous l'employons encore aujourd'hui, tout détourné qu'd soit de sa primitive acception'».
La plupart des collectionneurs ignorent ce que sont ces piécettes de laiton commun, sans valeur intrinsèque, ou leur donnent une fausse attribution. Quelqu'es-uns les considèrent même comme des méreaux ou pièces d'une valeur fictive, adoptés par des communautés religieuses à cause de la croix à double et à simple branche que l'on y trouve souvent représentée.
Après de nombreuses recherches, nous croyons être plus près de la venté dans la destination que nous attribuons à ces jetons qui, suivant nous, ne servaient qu'à compter; nous donnons plus loin les raisons qui nous ont poussé à adopter ces conclusions. Nous espérons qu'elles paraîtront satisfaisantes aux numismatistes qui possèdent dans leurs collections des pièces analo-
(I) Sacval, t. III, p. 281. La Boite aux Lombards. Du compte de 1 ordinaire de I., Prevote de Paris pour un an fini à ia Saint-Jean 1458. - Vente de cens. - 1 erres tenues en la main du roi notre sire : « Du louage d'une maison assise .à Paris en la grande rue Saint-Denis, en laquelle ou avai, accoutume de tenir le contoir de la boite aux Lombards, etc. »
PRÉFACE
gues, et qu'ils voudront bien nous faire part des objections que leur sue2:érerait notre théorie et nous soumettre les nouveaux types oubliés par nous, qui doivent être encore fort nombreux. C'est avec une vive reconnaissance que nous tenons à remercier ici les personnes qui ont bien voulu nous aider dans nos recherches en mettant à notre disposition les échantillons de leurs riches collections. Nous citerons en particuher pour les jetons : MM. Rollin et Feuardent, David, Richard et Mazerolle, ainsi que MM. de la Tour, Blanchet et Maurice Prou, les obligeants érudits du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque Nationale, et M. Letellier, le marchand chez lequel nous avons eu l'occasion d'acheter nos premiers spécimens. Nous sommes redevable à la complaisance de M. Maxe-Werly de la collection des poids-monnaie, et ce sont MM. Richard et Mazerolle qui ont bien voulu nous faire connaître ces plombs si curieux et si intéressants pour la France, et pour Paris en particulier, que nous publions.
Que ces savants collectionneurs veuillent bien accepter l'expression de notre profonde gratitude.
Paris, 1893.
Les Marques des Lombards
Sceau de la commune et du peuple de Gènes.
Sceau rond de 0,05 5-n. (a. N. J 499.) xni< siècle.
Un griffon marchant à gauche, dans un encadrement en étoile.
Y Sigillum com[m]unis et pop«li Janue.
Philippe le Hardi. Réponse des Génois aux envoyés du Roi de France.
Marques des Lombards.
De tout temps, dans tous les pays, on a fait usage de marques pour reconnaître des objets ou des marchandises appartenant à telle ou telle personne, à telle ou telle compagnie.
Il n'y aurait même rien d'impossible à ce que cqs marques aient précédé l'usage général de l'écriture; nous voulons dire qu'il est plus que probable qu'elles ont pu quelquefois être appliquées par des individus ne sachant ni lire, ni écrire, mais capables de les reconnaître et au besoin de les tracer.' Mais qu'importe? Ce serait, à notre avis, perdre son temps que de vouloir retracer l'origine de l'invention de ces marques^^).
Pour ne nous occuper que de celles que nous étudions, nous dirons que les Statuts de l'Art de la Laine, à Florence, en 1302, ordonnent expressément que chacun mette ses marques sur ses
(i) M. le docteur Hamy, dans un très intéressant Mémoire présenté au Congrès archéologique et historique de Bruxelles 1891, intitulé : Un Naiifraoe en iss2, s'exprime ainsi au sujet de marques relevées sur des balles et pains de cire :
« L'usage de marquer les marchandises de prix d'un signe de propriété était, comme on le voit, tout à lait habituel aux marchands de la première moitié du xivc siècle. C'est cependant la première fois qu'un tel usage se manifeste dans une série de documents historiques de cette époque; aucun des nombreux ouvrages consacrés à l'histoire du commerce du moyen âge ne fait mention de textes quelconques sur la matière remontant aussi haut, et cela seul justifierait amplement notre petite communication.
ce Ces diverses marques de commerce de 1332, dont les dessins nous ont été conservés, n'avaient d'ailleurs aucune signification apparente.»
4 LES LOMBARDS A PARIS
balles et sur ses marchandises et ne se serve pas de celles d'une autre compagnie, sous peine de 3 florins d'or d'amende ('^
Bien avant cette date, nous possédons un acte de 1162, 18 septembre, où il est déjà fait mention des marques ^ quand Ismaël livre des marchandises à Bombarchet et à Simon, à Gènes^'^^ Nous rencontrons encore en 1163, 22 septembre, la marque •jj^ sur des sacs (sporta) d\ilun et de poivre. Palria
mon. char t. II, col. 889.
Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que nous ayons trouvé sur les reçus des croisés, accusant les sommes empruntées à des prêteurs lombards, les marques de ces derniers, bien que ces feuilles de parchemin ne fussent pas, à proprement parler, des marchandises.
Existait-il alors une loi obligeant les prêteurs sur gages italiens à se servir, eux aussi, de marques?
Il nous faut cependant le constater, les marques inscrites au dos de ces obligations n'ont été mises qu'au xvii'^ siècle, par une même main italienne. Nous n'en demeurons pas moins convaincu, jusqu'à preuve du contraire, que ces marques étaient celles des maisons qui sont mentionnées sur le verso de l'acte ; ce ne sont pour nous que des copies de marques plus anciennes
(i) Le simple raisonnement permet d'affirmer qu'il devait exister en France, et en particulier à Paris, des règlements analogues. Les sentences publiées par Depping, à la suite de son édition du Livre des Métiers, nous montrent clairement qu'on devait faire une marque particulière sur les tonneaux de vin remontant ou descendant la Seine pour montrer que le destinataire faisait ou ne faisait pas partie de la hanse. Le premier corps de métier, celui des Drapiers, dut également se servir de marques spéciales ; il lui était impossible de ne pas connaître celles des Lombards. Les Marcel, depuis le vieux drapier, Pierre, grand-père du prévôt, jusqu'au prévôt lui-même, connaissaient les marques des Flamands, des Gantois en particulier, dont ils vendaient les rayés à la maison du Roi. Il n'est pas jusqu'aux maçons qui n'eussent des marques qu'on a retrouvées sur les pierres de la plupart de nos vieux monuments.
(2) Patrice Monumenta. Chartarum II, col. 809, 810, 811. Voir : Pièce justificative, page 27.
MARdUES DES LOiMBARDS.
qu'on découvrira quelque jour, en Itahe, quand on les recherchera.
Que si l'on s'étonnait de nous voir aussi affirmatif dans une pareille question, nous pourrions répondre que n'ayant rencontré aucun ouvrage où elle fût traitée, nous avons dû nous contenter de nos recherches personnelles.
Or, si nous prenons au hasard un de ces noms de prêteurs, celui des Lercari, par exemple, appartenant à une famille génoise qui a compté parmi ses membres, non seulement des consuls de Gênes, des hommes d'État, des guerriers, des ambassadeurs, mais encore un amiral au service de saint Louis :
Ugo Lercarius 1248, — et un banquier du même roi en Terre Sainte : Belmustinus Lercarius — camp devant Césarée, août 125 1, — nous voyons qu'il était dignement soutenu par les représentants de cette illustre maison au xvii^ siècle, et à Gênes où le doge Jean-Baptiste Lercari (1643) avait un fils, Dominique Lercari, et même à Paris ^'\
Il ressort de là, pour nous, que ces marques apposées au dos des obligations des Croisés ont dû être écrites en connaissance de cause, probablement par des descendants des prêteurs ita-
(i) B. N. Pièces originales : Lercari.
Noble homme Bernardin Massey, gentilhomme lucquois, demeurant à Paris, rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, au nom et comme procureur des sieurs Jehan et Charles Lhercari, citoyen de Gaines, héritier testamentaire de feu François Lercari, fondé de procuration par substitution de Anthoine Balbany, aussi gentilhomme lucquois, passée par devant Rybauli (?) et Bergeon notaires au Châtelet de Paris, le xxiii d'avril mil vie deulx... pour recevoir la somme de 187 1. 10 s. pour un quartier escheu le dernier jour de mars 1602, à cause de 730 1. de rentes audit Lercari appartenant, et qui, dès le 19 apût 1573 furent constituées sur les 100,000 1. de rentes à prendre sur le clergé, etc..
16 octobre 1603.
(Signé :) B. Massey — Rybauli (?) — Bergeon. Sur les Lercari voir le curieux recueil in-foho coté K 87 au département des Imprimés de la Bibliothèque nationale renfermant : 10 Le Soleil de la Ligurie dans la maison Lercari ; 20 Discours du couronnement de J.-B. Lercari; 30 Éloge des Lercari. Gênes 1644, in-folio en italien et en latin.
^ LES LOMBARDS A PARIS
liens du xii= siècle, et que la main qui les a tracées ne les a pas
inventées.
Nous allons d'abord donner : iMa liste alphabétique des noms des prêteurs italiens dont nous connaissons la marque;
2° La liste des noms de ceux dont la marque nous est inconnue ;
3° Enfin, par ordre de date, les marques de ces prêteurs de Gênes ou de Pise, avec l'indication du lieu d'origine, quand on le trouve indiqué sur l'acte.
Nous ajouterons en même temps, dans les notes, les renseignements concernant le Lombard et sa famille probable, quand cela nous a été possible. Nous retrouverons sur les jetons des Lombards des marques analogues.
Nous ferons remarquer, en terminant, que ces noms italiens nous intéressent particulièrement en ce sens qu'ils sont portés par des membres de familles souvent illustres^^>, qui avancent des sommes d'argent considérables à des croisés français, ou qui le deviennent plus tard, par exemple, des chevaliers et écuyers normands, saintongeois, etc., et même parfois belges, navarrais, savoyards et allemands, ces derniers à la solde de Philippe-Auguste.
(i) Les Lercari, les Uso di Mare, les Malocelli, les Squarzafici, etc.
Listes des Prêteurs italiens
(XII^ ET Xlir siècles)
Sceau de Pise (xve siècle).
Cf. notre premier volume, page 47.
Légende : Face : f Sigillum sancte Marie civitatis Pisarum.
Revers : -j- Urbis me dignuni Pisane noscite signum.
Listes des Prêteurs italiens.
Liste alphabétique des noms des prêteurs italiens dont les marques nous sont connues.
La lettre G indique le lieu d'origine : Gênes ; P : Pise ; S : Sienne.
Albario-Odoardo de, G.
Ansoldus, G.
Aspirani Jacobo, G.
Auxia Bonifacio, G.
Barbarus Ansaldus, P.
Becimo Manuele, G.
Belforte Petro, G.
Bioni Salvagius, G.
Bochonus, G.
Boscoro Bertoii de, G.
Bozo Ugliet de, P.
Brezano Lodisio, G.
Buchanigra Guillelmus, G, Buroni Johanne, G.
Calvo Martino, G.
Capry Jehan, G.
Casanova Walerano de, G.
Cattaneo Rafaele, G.
Cavaccia Thobias, G.
Cavali Andréa de, G.
Cayroli Teranus de, G.
Ciconia Marco, G.
Cigala Cosma, G.
Cocerel Gaspar, G.
Consilii Rossus, S.
Constantino.
Conte Andriolo, P.
Coronato Manfredo de, G.
Corsai i Luchino, G.
Coxola Antonio de, G.
Devinelli Lazari, G.
Domina, G.
Dominici Martino, G.
Ermirius Damien, G.
Fatinanti Andréa, G.
Favali Andréa de, G.
Ferrarius Philippo^ G.
Ferrarius Michaele, G.
Gazolo Agabito de, G.
Geideto Qiiiliano, P.
Gemino, S.
Goarco Quilico, G.
Grillus Andréa, G.
Guillelnio Petro, G.
LES LOMBARDS A PARIS
Guizardo Gaspard! de, G.
Gusulfîs Lanfrancho de, G.
Hospinelli Venerio, G.
Janbono Filipo, G.
Japelo Ansaldo, P.
Jhota Jacobo de, P.
Juria Quiliano de, P.
Justus Andriolus, G.
Lercarius Belmustinus, G.
Lizoro Lanfranco de, G.
Mafferio Scipione, G.
Maraboti, G.
Marceio Bonaventura de, S.
Marihono Opecino, G.
Marocelli Bencdicto, G.
Mogiû Baptista, G.
Nicolaï Barnaba, G.
Nicolaï Anfreono, G.
Pagana Ay merlus.
Pancia Odo, G.
Panzani Philippe, G.
Pontedecimo Bertolomeo de, G.
Portafino Bonfiz de, G.
Prédis Salvagius de, G.
Recho Ladoisio de, G.
Recho Peregrinus de, G.
Refignani Simon, G.
Respario Isn.
Rivegno Andréa de.
Rosio Jean de, G.
Saulo Simone de, G.
Savignoni.
Savina, G.
Scarella Bertono, G.
Scarzatico Sisnuindi, G.
Semino Rafaele de, G.
Sentas, S.
Sepa Adam, G.
Sihaffe Guitardo.
Soldi x\ymone, G.
Spinelli Tornabellus, G.
Strata Masiolo de, G.
Stroxoli Petrus, G.
Suzaro Luchlno de, G.
Symon Jean, S.
Tarigo Jacobo. Tavani Petrus, G.
Terdona Ger. de, G.
Testa Salvagius, G.
Usus Maris Conrado, G.
Vignolo Antonio de, G.
Xaba Antonius, G.