DES LOMBARDS
Jeton de changeur du xvi= siècle (Flandre). Légende : Selui qui ne scet bien son compte
En vient à cliief comme il se monte (1530).
(Van Mieris, Monnaies, t. II, p. 330-331.)
Plateau de trébuchet français (xiv« siècle) publié par M. Rouyer.
Revue numismatique, 1886, pi. XV, n° i.
(Cf. Revue numismatique^ 1^)8, 2* série, p. 413-424; et 1862, p. 113)
On peut voir au Louvre, dans le fameux tableau de Quentin .Metzys, un changeur opérant au
moyen d'un trébuchet. Le plateau dans lequel est déposée la monnaie
est creux. Celui que nous publions aurait été redressé. (Collection de M. Rouyer.)
Poids de gros tournois de 4 grammes, en argent. (CoUect. de M"" Damcoisne)
Revue numismatique, pi. XV, n"^ 2.
C'est un des plus anciens (xiii' ou xiv* siècle).
POIDS-MONNAIE ET SCEAUX DE PLOxMB DES LOMBARDS.
Les Lombards, établis comme changeurs, se servaient des poids-monnaie y qu'on appelle également Denéraux, Il ne faut pas confondre le Denéral avec le Fierton ; ce sont deux choses différentes, comme on Ta constaté tout récemment. (Communication due à l'obligeance de M. Maurice Prou.) Les denéraux que nous publions portent tous un nom ; de plus ils sont de différentes sortes, les uns représentent Teffigie royale, les autres la couronne, d'autres enfin l'agnel.
Nous trouvons d'abord les noms de Henric le Lombart sur trois poids à l'effigie royale et sur un poids à l'agnel.
Le premier publié par M. le marquis de Lagoy. 1858.
Le premier se trouve au Cabinet des Médailles et pèse 6 gr. 77. Le nom de Henri est trop commun parmi les Lombards pour pouvoir être attribué spécialement à l'un d'eux. En 1282, une maison de Henry le Lombart, située rue Pierre Sarrazin, touchait à la maison habitée par Henry le Lombart, composée de quatre chambres, et payait 4 l. 16 s. ^'^ Un Henri le Lombart, dans la Cité cette fois, paye 5 sous de taille ^'\
Voici le nom de Berthelin le Lombart sur deux poids à l'effigie royale et sur un poids à l'agnel xiii et xiv^ s.
Le premier publié par M. le marquis de Lagoy. 18)8.
Le premier de ces poids provient du Cabinet des Médailles
(i) Jourdain, Histoire de V Université.
(2)[,Géraud, p. 5.
et pèse 6 gr. 8 i . L'épaisseur est de 0,004"'/"'. Le nom de Bertelin est également trop commun parmi les Lombards pour songer à l'attribuer à un lombard en particulier.
Poids de Bierterlct, à la couronne. Le nom est évidemment celui d'un italien.
Nous attribuerons également les deux suivants à des Lombards, le premier, celui de Renée Laleu, porte la fleur de lis de Florence; le second porte le nom de Ghebalcie Leleu.
Nous nous trouvons encore en présence d'un poids de lombard devant celui d'Estève Musa, à Feffigie royale ; un poids à Tagnel portant le même nom a été publié par M. le marquis de Lagoy dans la Revue de Numismatique de 1858.
Les suivants : Guillaume Buquet, poids équestre ; Guillaume Buquet, à TagneH'^; Pierres Cossard, poids équestre; Pierre Gossart, à Tagnel, sont probablement français.
Franc à cheval.
{i) Cité par M. Rouyer, Revue de Numismatique, 1886, pi. XV, 11° 6. Il cite également un denéral au t3'pe de l'archange S^ Michel, au nom de H. Bal(?) pi. XV, no 20, que nous donnons le dernier.
LHS LOMBARDS A PARIS.
Voir Revue numismatique, 1858. De Lagoy a lu sur un poids les mots Pierres Eusefrii ou Bosefrii. Nous croyons qu'il faut lire Pierres Cossard ; c'est plus que vraisemblable.
Franc à cheval.
Quant à Favant-dernier, au type de Tarchange Saint-Michel, avec le nom de Godart, nous pouvons l'attribuer, sans crainte de commettre une erreur, à un des associés de Jacques Cœur en 1435, Barthélémy ou Pierre Godard <'>.
Tous ces poids-monnaie reproduits de la grandeur des orig naux, proviennent de la collection de M. Maxe-Werly.
Plombs.
Les statuts de l'art de la Kalimala nous prouvent que les pièces de drap étaient quelquefois plombées. Cet usage existait également en France et dura jusqu'à la Révolution, non seulement pour les draps, mais pour la soie. On conserve encore dans certaines familles des pièces d'étoffes non détaillées portant ces sceaux de plomb.
(I) Vallet de Viriville, Histoire de Chartes Vil, t. III, p 253.