TORI
En 1270, la ville d'Asti prête à Louis IX et à la reine Marguerite 53,000 1. (A. N. J. 474. 33.)
Pistoïa.
Le peuple de Pistoïa était peut-être le plus violent, le plus emporté, le plus factieux dont l'histoire nous ait gardé le souvenir. La guerre civile, née à la fin du xiii'-^ siècle (1296), d'une
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offense privée, ou d'une querelle de famille, dégénéra en une auerre générale et continua, presque sans interruption, jusqu en 1539. (SiMONDE DE SisMONDi, Hist. des Rép. M., nouv. éd. Pans,
182e, t. IV.) .
Les marchands de Pistoïa fréquentaient les foires de Champagne (1209) et de Nîmes (1278).
Plaisance.
Dès avant 1199, 15 août, les Plaisantins Speroni, Bagarotti et C-^ prêtaient 2,125 marcs d^irgent à Guillaume, évèque d'Angers, à Robert, évèque de Bangor et à Etienne Ridcl, procureurs de Richard auprès de son neveu Othon, roi des Romains {Arch. de l'or, latin, t. II, 2^ part., p. 209. - Toxoni).
Cf. Rymer, Fœdera, I, i. ^< Dilectis amicis suis Speren, Bagareton et eorum sociis, mercatoribus Placentinis. » Il s'agit du roi Henri III, d'Angleterre. Le nom de Bagarotti se trouve cité sur une quittance du mois de juin 126e.
En 1291, des marchands génois : Petrus Malocellus, Beltramus Cigala, Octobonus Bucanigra, Acellinus Aure, Bartholonus Pepe , Oddoardus Aure donnent procuration à Deonisms Pallastrellus (Palestrel) ^'^ et Obericus Rustigazzius (un Rustigaz) Plaisantins, pour recevoir en leur nom, du visiteur du Temple, Geoffroi de Vichier, 2,350 1. t. Daté de Gênes devam <( la
station des Malocelli. » 1 ^ •
Les témoins sont Johannes de Revigno (V. Chartes des Croisades); Vincentius de Palacio et Benedictus de Domoculta, fiUus quondam Pageni (1291 27 mars), p. 212. M. Ag. Tononi les nomme Plaisançais ; le latin les désigne ainsi Plaisanîini {Arch. de Vorient latin, loc. cit.).
En 1278, Lapo Rustichi de la compagnie Grisi et Adinari de
(I) Un comte Bernardo Pallastrelli, d'origine plaisantine, mourait à Parme, le 2 février 1877. Il était parent du comte Gian Angelo Gazzola (V. Chartes des Croisades) et du comte Ferrante Anguissola (un Angoissole) (Archtv. Storic. lombarde, 1877, p. 381.)
Florence, s'enfuyait de la foire de Lagny-sur-Marne, en devant 1,065 1. t. à Otton Agnelli, à Guillaume et Gérard Clapacci, marchands de Plaisance, et 46 1. t. à Bernard Landi également marchand de Plaisance. {Arch. de Vorient lat.)
Ce Lapo Rustichi était un fieffé coquin^ car nous le trouvons encore mentionné dans des lettres de 1279, 27 mars, envoyées par 'les gardes des foires aux consuls de la Calimala, à Florence. Uberto des Pulci, Ugolino Benveni, etc.; ils demandent qu'on arrête ce voleur, qui, facteur et associé de Bartolo et Grifo Bencivenni , s'est encore enfui des foires de Lagny en emportant de l'argent. Peut-être est-ce la même affaire avec des noms mal lus ? (Giorn. stor. dei archivi toscaui, n° 4. Oct.-Déc. 1857.) Il y a 3 lettres sur le même sujet.
On comptait, de 1238 à 1267, plus de 57 marchands riches à Plaisance (Peruzzi — Belgrano, Archives de l'orient latin, t. II, p. 209), parmi lesquels les Leccacorvi, les Speroni, les Braciforti, les Sordi, les Tadeschi, les Pagani, les Anguissola, les
Scoti, etc.
Les Plaisantins avaient un capitaine aux foires de Champagne, en 1293, nommé Lanzalotto Cuccherla, et un aux foires de Nîmes, en 1278, Fulcone Cacio.
Nous connaissons encore les noms des Plaisantins suivants , en 1265 : Nicolas de Sparavera, Bandino de Camprimola (un Camprimol), Giovanni Maxilla, Ardoine de Moce, Rufino Maloscuderio, Guglielmo Borrino (un Borrin) et Oberto Sperone(voir plus haut) (Servois, apud École des chartes, t. XIX, série IV,
Les marchands de Plaisance possédaient des maisons de banque à Acre du temps de saint Louis ; leur consul à Lajazzo (Petite Arménie), où ils avaient une « loggia » (1295), se nommait Johannes Bordus (Giovanni Boldi).
En 1301, le 21 juillet, la fameuse compagnie des Escoz (les Scotti de Plaisance) étaient représentée à Famagouste (Chypre) et à Bruges en Flandre.
Gandoufle d'Arcelles était originaire des environs de Plaisance.
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Rome.
En Italie, au ix= siècle, certains marchands chrétiens vendaient leurs' coreligionnaires comme esclaves aux Arabes d'Espagne, d'Afrique et de Syrie. Charlemagne et, après lui, les papes Zacharie et Adrien I" essayèrent vainement d'entraver ce trafic; les Vénitiens, à Rome même, achetaient encore des esclaves des deux sexes à cette époque.
Les bourgeois de Rome, bien que figurant aux foires de Champagne et de Nimes ne se sont jamais distingués par une crrande activité commerciale. Il est probable que c'étaient les Amalfitalns qui faisaient arriver à Rome les produits de l'Orient : on les trouve du reste dès le xi^ siècle à Constantinople, en Syrie, en Egypte, à Messine, à Chypre, etc.
Lucques.
En 1209, les Lucquois sont aux foires de Champagne et en 1278 à celles de Nimes; en 1255, ils étaient à Adramyttium (Adramiti) Asie Mineure ; en 1257, on les trouve à Acre, et avant 1265, à Barcelone.
En 1283, les Lucquois tissaient la soie qu'ils importaient de Géorgie — seta Gangia, — soie de Gandja (Djanza), aujourd'hui Elizabethpol , et en fabriquaient ces étoiles merveilleuses (draps d'or et d'argent) destinées aux princes et aux rois, qu'Edouard Tadelin de Lucques devait vendre un jour en si grande quantité au roi Jean II, le Bon, à Paris. (A. N. - KK. 8.)
Au xiV^ siècle (15 14), les Lucquois étaient considérés comme des usuriers. Comme le Diable en apporte un en enfer, Dante
écrit '.
Ecco un degli Anzian di santa Zita :
Mettete'l sotto, che io torno per anche A quclla terra che n'e ben fornita :
Ogni uom v'è barattier, fuorche Bonturo : De '1 n6, per U denar, vi si fa ita.
{Inferno, Canto XXI, vers. 38.)
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Bonturo Dati, qu'il excepte seul, ironiquement, était l'usurier le plus renommé de l'Europe. Le nom de barattiere (d'où le mot français baraterie) s'appliquait également à ceux qui
vendaient la justice. (P., passim.)
Des avant 846, d'après un document daté du 10 mai de cette année, conservé dans les Actes de l'Académie de Lucques, vol. XV, on lavait la laine et la soie à Lucques.
Pise.
Sceau du xu* siècle (inédit).
Urbis m (?) dignum Pisane noscitc dignum.
Matrice donnée par M. de Mas Latrie aux Archives Nat^".
Dès le commencement du xii^ siècle^ les Pisans trafiquaient dans le midi de la France. Vers iïii,ils étaient établis à Constantinople où ils avaient leur quai (axaÀa), un quartier convenable avec habitations et magasins — et de plus des places réservées à Sainte- Sophie et à l'hippodrome.
Vers la même époque, ils avaient avec l'Egypte des relations commerciales qui ne cessèrent qu'à la fin du xiv^ siècle , lorsque les Florentins les supplantèrent. Les Anglais et les Danois cités avec les Pisans, en 1208, parmi les étrangers de Constantinople, étaient probablement des mercenaires, qui, engagés en 1204, avaient défendu la ville contre les Croisés.
Les Pisans avaient des maisons en Arménie, en Syrie, dans
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nie de Chypre, à Famagouste, où leur colonie était en pleine prospérité au commencement du xv" siècle.
A Tyr, au xii^ siècle, vers 1188, il y avait, parmi la colonie pisane, îa compagnie des Rouges {societas VermiliorunC) , la compagnadel halsamo vennigIio,h compagna delîa ma vennigha, la compagna del vermiglio.
Milan.
Au xiii^ et au xiv^ siècles, Milan exportait des articles de mercerie, des fils d'or et d'argent, de la quincaillerie (?) (Cf. de Laborde, Glossaire.) Il y avait à Paris des Lombards de « Melan » en 1293. (GÉRAUD.)
Sienne.
Les marchands de Sienne fréquentaient les foires de Champagne et de Nimes ; on les trouve également en Flandre ; en 1268, ils étaient étabUs à Acre.
En 1277, on arrêtait, à Paris, des Lombards de Sienne. Le 20 mai 1277, Sienne envoyait, à leur sujet, des ambassadeurs à Philippe le Hardi. (ConsigUo délia CompamhXXl, 85. — P. t. II,
Florence.
Corporation des marchands ^1742).
Sceau rond de 0,040»». S' Jean-Baptiste debout, accompagné d'une fleur de lys à dcxtre
et d'une aigle sur un bonnet a senestre. Mercatorum ars Floreatiœ. — (A. N. S. 6716, n« 2.)
Les Florentins, que nous trouvons aux foires de Champagne et de Nîmes, étaient à Barcelone avant 1227, et à Acre quelques années après.