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SCEAUX DE LOMBARDS OFFRANT QUELQUE ANALOGIE AVEC LES JETONS

Sceau des Lombards en France.

S[igillum] Societatis mercatorura Lumbardorum i[n] Francia.

Ce sceau absolument inédit se trouve aux A. N. dans le Supplément ivédit.

Il a été communiqué par M. Godard-Faultrier, d'Angers.

Les Tables.

Il nous faut ici expliquer ce qu'on entend par le mot Tnhh qu on n'emploie plus aujourd'hui dans cette accepdon VoiÎc que dit Du Cange au mot TABULA :

« Societas Campsorum Clnrfi TN^^u nt \ r- "'"111. «-narta itieob. cornu, ann 1290 Jn

Ciwtul. Campan. fol. ,48, v». Accipio in conductu meo et pro :ec.one mea Mathcun, et Bernardum de Fuer, DuraZm ju t"

rann de Puer de Lugduno, cum omnibus iilis, qui de dicta Tabula nundmas meas Campania. fréquentant. .

lABULA Cambii, Mensa argentaria. Gallice Banque, etc

val S:;::;J""" '^"^"' '^^^""^^ ^--«' -- Nummulan-l,

Lacurne de Sainte-Palaye (Dictionnaire) s'exprime ainsi :

lABLE : Bureau déchange :

Avarice a le jor portée

De la table à un Caoursin. {Ms. ^^,y^ H, f. ^^o.)

En cel an (131 6), chose merveilleuse,

Quant bel monnoie précieuse

Hevestue, dorée à tour

Fu emprisonnée en la tour

Au roy et mis en son trésor

Et fu tout blanc argent et or

Monnoie; et lors demora

L'aingniau d'or que l'en courra,

Parisis et tornois de iahU. {Us. 6812, f. 82.)

Bourquelot, après avoir parlé des tables des changeurs loute : « es tables se donnaient en fief, se louaient, se'venl da.ent, et les seigneurs se réservaient sur chacune d'elles des

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LES LOMBARDS A PARIS

redevances pécuniaires plus ou moins considérables. » Il cite en outre les tables des monnayeurs (tabula nionetarionini) des foires de Provins, 1154, les tables des changeurs de Troyes, 1165, les tables des changeurs de Provins, 1179, tabula cambiîornnu

Voici quelques passages d'un règlement donné à Lagny en juillet 1294, où on ne pouvait établir plus de 6 tables de changeur, sauf aux foires. « Plusieurs changeurs peuvent se partager une môme table et y siéger sedere in cambio. Tout changeur peut vendre, engager, prêter ou louer tout ou partie de sa table de change. Les changeurs associés pour une même table doivent faire le change avec de l'argent commun. » (BouRauELOT, loc, cit., p. 136.)

Nous avons cité dans notre premier travail ces lignes d'une charte de Philippe le Bel en 1305 : (( Pour le profit de tout nostre Roïaume et de nos monnoies, nous avons ordené à faire une Table qui sera tenue en 12 ou 14 lieux solempniex en nostre demaine et de nostre Royaume, et que il soit crié que se ce n'est à nos monnoies ou es Changeurs, qui des ores ayent nostre auctorité et nostre consentement de changer et tenir change, nus ne soit si hardis, que or ne argent, qui ne soit monnoiez de nostre coing, qui soit dedans nostre Royaume et en nostre terre, il vende ne achate jusques à tant qu'il ait esté porté à nostre dite Table et mis en escrit pardevers nous, etc. )>

On voit par ces citations qu'il y avait plusieurs sortes de tables, les tables des monnayeurs et les tables des changeurs; que le mot tenir une table signifiait avoir le droit de remplir les fonctions officielles de monnayeurs ou de changeurs. Ce droit fut très souvent octroyé aux Lombards tant aux foires de Champagne qu'à Paris et ailleurs.

Tables des Changeurs Français

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