‹ Les louisianaisesChapitre 1 sur 25 · PRIS S · texte numérisé non relu

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NOUVELLE-ORLEA^S

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l.MPRLMÉ PAR J. L. Soi.I.ÉE, PaSSAGE DE LA Dol.U.St.

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11 làut avouer que j'ai été bien simple de m'être jusqu'à ce jour tant donne de peine, de m'être pendant si longtemps tant évertué pour conquérir rimmortalité, lorsque je la pouvais saisir à si peu de frais! que n'ai-je intitulé mes premières productions LéCs JLouisianaisesl Qui pourrait aujourd'hui me venir dire qu'il me faut quelque géante elucubration d'outre-tombe pour éterniser ma mémoire? que ma mnse, j'^squ'ici, n'a encore rien exhibé pour faire de moi quelque chose après moi? comme Epaminondas, n'ai-je pas des filles immortelles, " qui ne laisseront pas périr mon nom?" n'ai-je pas mes I.eictres et mes Mantinees? quel est le Créole assez indifférent pour ne pas chercher à connaître mes Léouisianaisesl et assez d» shérité de chevalerie et de patriotisme pour ne pa-, au besoin, après une entrev-ie avec elles, noblement les défendre contre les assanis du rococo'sme, de l'infécondité, et de l'envie? Quel est le Louisianais assez Ilote pour laisser leur vierge front se flétrir à la poussière des librairies? oui, j'en ai la ferme conviction, mes JLoiimanaises seront bientôt aussi renommées et répandues que les Orientales, ou toutes ces autres odalisques enfantées par la frerique imagination des plus çéh^bres écrivains de notre siècle. Quel relief pourtant un grand nom peut donner ! ce que c'est que le prestige d'un beau titre !

TULLIUS ST. CERAJV.

Force m'a tlé, vu les frais d'impression et le nombre limité des souscripteurs, de partager en deux volumes mes Louisianaises, qui font en tout trois mille vers. Le second volume paraîtra quand Plutus le voudra.

Voici toujours le quatrième ouvrage poétique que je donne à mon pays.

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