I O PLACE AUX ^' I V A N T S
Orphelins étonnés et veuves en détresse, Et prêtres en surplis s'avançaient sous mes yeux ; Les petits d'un asile enterraient leur maîtresse, Et tous, en leur douleur, allaient silencieux.
Je songeais aux passés inconnus de ces choses, A l'absurde trépas! « Mon Dieu l'on dure peu! » Disais-je, en regardant un buste aux lèvres closes. Devant lequel rêvait un hortensia bleu.
D'un nid de moineaux morts oublié sur la plante Un oiseau nouveau-né, vif, alerte et peureux, Voleta sur la mousse et la feuille d'acanthe Et semblait dire à tous : je vis, je suis heureux.
II alla se percher sur la tombe voisine; Près de lui j'aperçus deux jeunes amoureux ; Ils venaient déposer au pied de la colline
Un bouquet sur le corps d'un ami malheureux.
V l. A C i: AUX \\ \ A \ 1 s ! Il
Ils soufTraienl et... pourtant je sentis que l'envie De vivre était en eux : ferveur, amour, soleil; Et je compris la mort faisant place à la vie, Le renouvellement sortant du grand sommeil!