‹ Les luciolesChapitre 54 sur 83 · OBER LAND · texte numérisé non relu

OBER LAND

A Madame la Baronne de Saint-Joseph.

0 pic salubre, pur, immaculé toujours,

Vous portez joli nom, « Vierge, de blanches glaces.

Votre air vif a sauvé bien déjeunes amours,

Des couples languissants et des aigles rapaces.

La Jungfrau se réveille, et son manteau royal

De duvet azuré, de rayons se colore ;

Le petit pâtre est fier de son pays natal,

De SCS prés verts brunis, des beautés de la flore.

I02 ALAJUNGFRAU.

La montagne gémit d'un vaste grondement, Gigantesque fracas d'avalanche qui tombe ; Et mon âme a frémi tout à coup, brusquement. Puis je monte et m'élève ainsi qu'une colombe.

Et léger je m'envole inondé de bonheur, Sentant mon cœur si haut qu'il en quitte la terre ; Et me berçant de rêve et mouillé de mon pleur. Je me volatilise en suave lumière !

LA PETITE SGHEIDEGG (oberland)

A Monsieur Chabert, Suisse, aoiît 1906.

La Petite s'éveille en sa chemise blanche, S'enguirlandant des fleurs écloses dans la nuit ; En sortant du sommeil, au bruit de l'avalanche, Elle rêve de l'or; ce songe la poursuit.

La Petite sourit en voyant le touriste Dont le chemin de fer lui porte mille atours ; Elle donne son air, sa couleur d'améthyste, l'i l'argent en revanche arrive tous les jours.

o4 l'A PETITE SCHEI l)E(. (; .

La Petite s'endort en sa teinte rosée, Et puis très doucement on la voit s'assombrir. O Scheidegg sur le mont en nid d'aigle posée ! On te quitte à regret, espérant revenir.

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