‹ Les luciolesChapitre 78 sur 83 · LA NAISSANCE DE LARUM · texte numérisé non relu

LA NAISSANCE DE LARUM

Décor de crépuscule en cette nappe verte Où l'on voit s'estomper le rayonnement clair, Où comme en un frisson la lumière déserte, Ou la nuit, mauve encore, à peine assombrit l'air.

Son petit pied posait sur un tapis de mousse Et sa main retenait l'hirondelle du soir. Au loin, sur le rocher croissait la fine pousse De ce gluant varech brillant comme un miroir.

Neptune est sur son char. Près de la voyageuse Qui le regarde émue et tranquille à la fois Il se montre, il s'approche et son âme joyeuse Sortant du sein des mers fait très tendre sa voix.

Damalis enlr'ouvrit une paupière rose

Et regarda Neptune émerger des flots bleus.

« Viens, traversons l'écume et l'île où l'on repose,

« Et tu seras déesse et reine, si tu veux;

Page 1