‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 145 sur 223 · Écoutez une histoire véritable · texte numérisé non relu

Écoutez une histoire véritable

Les historiens nous ont conservé les noms des Portugais qui furent les champions des dames anglaises et qui sortirent vainqueurs de la lice.

Álvaro Vas d'Almada, fils de Vasques d'Almada qui commandait l'aile gauche de l'armée portugaise à la bataille d'Aljubarota.

Lopo Fernandes Pacheco.

João Fernandes Pacheco, frère du précédent.

Pedro Homem da Costa.

João Pereira, neveu du connétable Nuno Alvares Pereira.

Luiz Gonsalvès Malafaya.

Álvaro Mendes Cerveira.

Ruy Mendes Cerveira.

Ruy Gomes da Silva.

Soeiro da Costa, qui a donné son nom à un fleuve de l'Afrique.

Martim Lopès de Azevedo.

Álvaro Gonsalvès Coutinho, surnommé Magriço (de Magro., maigre), fils de Gonzalo Vaz Coutinho, premier maréchal de Portugal et frère du premier comte de Marialva.

13. L'amour lui-même, l'amour méconnaît la voix de l'honneur.

La galanterie chevaleresque est née dans les pays méridionaux. Chez les peuples du Nord, où les habitudes sont généralement plus

graves et les mœurs plus rudes» les femmes ont rarement excité le même enthousiasme. En Angleterre, au commencement du quinzième siècle, douze femmes d'un rang distingué sont publiquement offensées par des hommes de la cour ; elles ne trouvent pas de vengeurs dans leur pays et sont forcées de recourir à une protection étrangère. L'espèce de culte rendu aux dames par les héros de la chevalerie, n'a brillé de tout son éclat que sous le beau ciel d'Espagne, de France et d'Italie.

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