‹ Les Lusiades, ou les portugaisChapitre 198 sur 223 · SAMPAYO · texte numérisé non relu

SAMPAYO

NEUVIÈME MCE 1101.

Son administration dure et hautaine, et peu favorable au commerce, fut glorieuse pour les armes du Portugal. Il remporta de grandes victoires, détruisit presque entièrement la marine des Malabares, fortifia les citadelles d'Ormuz, de Chaul et de Cananor, entoura Goa d'une forte muraille, et laissa à son successeur une flotte de cent trente-six voiles. Mais sa gloire militaire fut ternie par son ambition et son avarice. A son retour à Lisbonne, il fut condamné envers Don Pèdre de Mascarenhas à des réparations pécuniaires qui absorbèrent la plus grande partie de la fortune qu'il avait acquise dans les Indes.

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11 gouverna, pendant dix ans, avec autant de sagesse que de fermeté, et mourut près du cap de Donne-Espérance, en retournant à Lisbonne, où l'appelaient la confiance du souverain et l'opinion gêné* raie de la nation. C'était l'homme qui connaissait le mieux les affaires du Portugal, de l'Afrique et de- Indes. Sa mort fut une grande perte pour le royaume.

3 48 LES LUSJADES.

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