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CHAPITRE VI

L'Union des Catholiques pour la Défense de

leurs Droits 119

5 mars 1914

I. La réunion catholique du 28 février 191 4. But : constituer, non pas un parti catholique, mais un groupement d'action catholique dont les membres continueront, par ailleurs, d'adhérer aux divers partis politiques. — il. Selon les directions de Pie X, union et organisation, lutte et propagande sur le terrain religieux. Défense catholique. Action électorale en marge des partis. Favoriser, là où la chose est opportune, l'affirmation catholique dans les luttes électorales . Subordonner, du moins, le concours des catholiques à l'acceptation d'un minimum de revendications précises par le candidat qui brigue leurs suffrages. La formule du 28 février. — III. L'Union catholique est digne d'obtenir l'adhésion des catholiques de toutes nuances. Aucune incompatibilité avec l'Action libérale, pas plus qu'avec le royalisme militant. Composition du bureau et du comité de l'Union catholique.

5 mai et 5 juin 1914

1. Après le premier tour de scrutin. Première impression. Résultats saillants de la journée du 26 avril. II. Après le scrutin de ballottage. La victoire du Bloc de gauche et d'extrême-gauche. Causes du recul des modérés. Les conservateurs, libéraux et indépendants de droite ne perdent pas de terrain. Echec de M. de Ramel et mort de M. Taudière. III. Les Enseignements de l'Episcopat français Vue d'ensemble. Documents plus notables: Catéchisme électoral de Mgr Sevin. Pastorales collectives de Cambrai, de Bourges et de Tours. Évoques de la région languedocienne. Accord de principe sur le devoir électoral, les revendications catholiques, l'union pour la défense religieuse juxtaposée à l'inévitable diversité des nuances, des étiquettes et des organisations politiques. Les évoques interprètent avec plus ou moins de rigueur le principe du « moindre mal » dans le cas litigieux où nul candidat n'adhère formellement aux revendications catholiques, mais où l'un des candidats est appréciablement moins mauvais que ses concurrents. On n'a pas le droit de dire que l'intervention des évèques ait fait perdre du terrain aux candidats catholiques, puisque, à la différence des modérés du centre, les hommes de droite reviennent aussi nombreux dans la nouvelle Chambre que dans l'ancienne. Avantages moraux obtenus par les enseignements de l'Episcopat en matière de devoir électoral , bien que, dans bon nombre de régions, la pratique ait été loin de répondre, de la part des électeurs catholiliques, à la netteté des principes enseignés parles évèques. Progrès de l'idée d'union et d'affirmation catholique dans les luttes politiques de notre pays.

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