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d’atropine et dionine, les injections de sels mercuriels, auront là toute leur indication et seront utilement prescrits. Il faudra recommander d'éviter toute fatigue oculaire et insister auprès des parents pour qu’ils ne fassent pas effectuer à ces enfants de longues études et leur choisissent une profession en rapport avec l’état de leur vision.
Si toutefois, le déplacement de la lentille n’a pu être évité, quel traitement curatif faut-il instituer ?
La sagesse conseille, en présence d’une subluxation monoculaire, l’abstention de tout acte chirurgical. Il ept bien évident que dans tous ces cas, nous supposons que le cristallin est resté transparent. Bien souvent certaines luxations restent stationnaires pendant de longues années. On n’envisagera l’extraction du cristallin transparent que si son déplacement provoque des troubles visuels gênants, tels que la diplopie. Il en serait tout autrement si, comme dans les observations Ll et 2, une luxation totale avait aboli déjà la vision d’un côté et qu’une subluxation se produisait dans le seul œil utilisable pour la vision.
On doit craindre en effet, dans ces cas, la transformation à plus ou moins brève échéance, de la subluxation en luxation et il serait logique d’extraire le cristallin partiellement libéré de ses attaches avant sa chute totale.
À cet avantage, il faut ajouter celui que présente
DT
chez les myopes forts, l’ablation du cristallin transparent pour corriger la myopie. Les observations 1 et 2 nous ont montré que bien souvent les malades
refusent ce traitement, que conseille la logique.
En présence d’une luxation complète, la conduite à
tenir varie suivant deux cas :
1° Le cristallin est Lluxé dans la chambre antérieure.
Il faut alors opérer le plus rapidement possible, car la crise de glaucôme aigu se produit presque immédiatement. Il n’existe que peu d’observations relatant une tolérance du cristallin devant l'iris, et celle de Fage, dont le malade faisait à volonté, par un mouvement brusque de la tête, passer son cristallin du vitré dans la chambre antérieure et réciproquément sans que le globe manifestât ni irritation, ni hyper-
tension, est très probablement unique.
En général, on devra donc pratiquer l’extraction du cristallin logé dans la chambre antérieure, sur un œil en pleine crise d’hypertension. L’issue au vitré est presque inévitable. Cerisé a conseillé, pour réduire ce risque, de diminuer temporairement la tension intra-oculaire en pratiquant, avant toute section de la cornée, une fonction équatoriale au couteau de Graeffe. La plupart des auteurs recommandent la suture cornéenne pour opposer, par une fermeture ra-
pide de la plaie opératoire, une barrière à la sortie
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du vitré. Les malades que l’on opère d’urgence en P
| pareil cas, ne présentent pas, en général, une docilité ; suffisante, du fait des souffrances éprouvées et de | l’appréhension, pour qu’il paraisse indiqué de pro- | longer et de compliquer l'acte opératoire, selon MM. les Professeurs F. Cosse et A. Mercier.
Dans les observations 1 et 3, les interventions fu- | rent effectuées, sans blépharostat, pour éviter toute compression supplémentaire du globe hypertendu et perme tre l’acclusion immédiate de l’œil, la pression des paupières s’opposant fort efficacement à l’expulsion du corps vitré. La présence des fils de suture n’eut pas arrêté, dans l’observation 1, l’issue du vitré qui se produisit dès la section cornéenne et empêcha l’extraction du cristallin et, dans l’observation 3, elle ne se fut sans doute pas opposée à la formation des hernies de l’iris qui se produisirent aux angles de la plaie cornéenne, le joint de suture étant placé au centre de l’incision.
Pertes de temps, risques accrus, ces désagréments de la suture cornéenne ne semblent pas, dans ces cas, être compensé par des avantages suffisants pour en
recommander l’emploi.
2° Le cristallin est luxé dans le vitré.
Tout dépend alors de la place qu’il occupe dans la
chambre postérieure. Il peut être toléré, fort long-
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temps, s’il s’est fixé loin du corps ciliaire, De Wecker l’a vu toléré huit ans et Jager trente ans. Dans le cas contraire, il déterminera des poussées d’iridocyclite ou d’hypertension comparables à celles des luxations dans la chambre antérieure. Il faut alors essayer de l’extraire et pour cela, tenter de le ramener derrière la pupille, afin de le rendre visible, par le renversement du malade.
On pourra alors fixer le cristallin en introduisant une pince à deux dents, puis l’extraire à la curette après incision, ou à l’aide d’instruments en forme d’aiguilles avec lesquels on transfixe la lentille, la transporter de la chambre postérieure dans la chambre
antérieure, d’où il sera extrait à l’anse de Snellen.
Malheureusement, dans la majorité des cas, le cristallin, noyé dans le vitré, reste invisible et il faui alors recourir à l’énucléation pour calmer les crises de glaucôme, puis les poussées aiguës d’iridocyclite qui pourraient, par sympathisation, compromettre la vision de .
l’autre œil.