‹ LES LUXATIONS TRAUMATIQUES INTERPHALANGIENNES des quatre derniers doigtsChapitre 11 sur 33 · RÉ PT · texte numérisé non relu

RÉ PT

Elles sont surtout une affection de l’âge adulte.

A ce propos, Gateau donne les chiffres suivants pour les luxations de la phalangine :

1 cas à 15 ans; 7 cas de 20 à 30 ans; 10 cas de 30 à 60 ans.

Pour notre part, nous relevons :

6 cas-de 30 à-60:; 2 cas au delà de 60.

En ce qui concerne les luxations des phalangettes, Burette ne cite aucun chiffre. Nous nous sommes permis de réunir ses observations aux nôtres, qui sont peu nombreuses, pour rendre les résultats plus intéressants. Sur 18 cas que nous avons trouvés, l’âge n’est mentionné que sept fois :

1 cas à 12 ans; é 1 1 cas à 13 ans;

2 cas de 20 à 30 ans;

3 cas de 30 à 50 ans.

Le sexe. — Il est certain que les hommes, en raison de leur activité physique, sont plus ee que les femmes aux traumatismes violents.

Pour les phalangines, Gateau relève dans les observations où l’âge est signalé, 23 hommes et 2 femmes seulement.

De notre côté, nous obtenons des résultats moins concluants par suite du nombre restreint de nos observations :

6 hommes et 2 femmes.

En ce qui concerne les phalangettes, nous relevons : 12 hommes et 4 femmes.

La profession. — Ces luxations sont plus fréquentes chez

les sujets particulièrement exposés à des chutes ou à des chocs sur les doigts (manœuvres, sportifs, etc..).

Cependant, ne perdons pas de vue que les luxations interphalangiennes chez les travailleurs restent des lésions excessivement rares. Pour fixer les idées, disons que la proportion est à peu près une luxation pour 5 à 600 fractures des phalanges.

- Nous avons interrogé sur ce point M. le Docteur Dumas,

médecin contrôleur des Assurances sociales, qui voit passer

dans son cabinet environ 3.000 accidentés du travail par an. En 25 années d’exercice de sa profession, il se rappelle n’avoir vu qu’une dizaine de luxations interphalangiennes.

Lésions articulaires ou périarticulaires pré-existantes. — Nous rapportons dans l’observation 5 le cas d’une luxation en avant ayant succédé à une entorse grave. Le cas n’est

- . pas fréquent, puisque nous ne l’avons trouvé qu’une seule

fois, mais nous pouvons penser que, là comme pour les

autres articulations, les arthrites, les entorses, les malfor- mations osseuses prédisposent aux luxations interphalan-

giennes.

Page 1