Les Machabées, ou, Le martyre
Lje n'est pas vous que pourra surprendre l'iiénu-me de la mère des Macbabées; vous saves qu'une tendresse selon Dieu peut s'imposer tous les genres de sacrifiées. Vous ave/ eu pour vos enfâns tout ce que le cœur (l'une femme a de soins délicats, et même de faiblesse; mais vous gardiez loin du monde, auquel
vous vous êtes si peu méléç, cette premiiie énergie que donne une éducation sévère, et roua en Gui
une sage réserve pour la trouver au besoin. Aussi, à côté de toutes vos grandes douleurs , j'ai vu toujours s'élever un courage qui les surmontait. Trop souvent, de ce vain étalage de sentimens et de vertus, si commun aujourd'hui, il ne reste que le découragement pour les occasions difficiles , comme si les paroles épuisaient les forces du cœur ; et l'on a pu s'apercevoir que la simplicité de mœurs, les habitudes modestes de la vie, telles que la nature vous les a faites , sont plus rapprochées qu'on ne pense des grands exemples et des courageuses résolutions.
J'ai composé mes Machabées sous votre inspiration , et presque sous vos yeux. Toutes les difficultés du sujet m'étaient connues ; je ne me dissimulais pas surtout celles du succès dans un siècle peu religieux : mais votre approbation me soutenait, et mon cœur s'attachait à cette entreprise, parce que le vôtre était là pour me consoler d'un revers. Maintenant tous mes vœux m'appellent auprès de vous : j'ai besoin du suffrage de ma mère ; elle seule peut achever pour moi ce que l'indulgence du public a commencé.
Paria, ce itr juillet 1822.
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