ACTE II, SCENE \l
ANTIOCHLS.
Maintenant tu luttes sans espoir ; rei frères, tes soldats, toi-même en mon poui Tout ce peuple épuisé dont tu vois la Faiblesse Que m'opposerez-vous? I<; Dieu qui vous déL
Insensés!.... Tu frémis, et ton regard troublé bévèle les combats de ton cœur ébranlé. Regarde l'espéYalnce à ta jeunesse offerte; Songe à ce^euple entier dont tu préviens la pi
KPHRA'ni.
J'y songe.
ANTIOCHLS.
A nos autels viens porter l'encensoii Nouveau roi d'Israël, trace-lui son devoir. Tout ce peuple incertain t'a choisi pour son gu Les momens sont venus; à ce peuple timide Il manque un grand exemple.
Et je le donner
ANTIOCHUS
4 a LES MACHABÉES ,
ANTIOCHUS
La couronne à leurs pieds attend ton sacrifice.
ÉPHRAÏM
Tout Israël aussi; le moment est propice ; La pâque du Seigneur s'approche, et, pour ce jour, Les fidèles Hébreux des tribus d'alentour S'assemblent en secret dans la ville immortelle ; Que ton ordre suprême en ces lieux les apj^lle.
ANTIOCHUS
Qu'instruits par ton exemple ils cherchent mes bienfait»;
EPHRAÏM
Accorde une autre grâce à mes vœux satisfaits. La veuve d'Onias, en ce palais conduite , Maudit la servitude où le ciel l'a réduite \ Tes faveurs ne feraient qu'irriter sa fierté ; Ainsi qu'à ses enfans , rends-lui la liberté ; Qu'ils rentrent au désert.
ANTIOCHUS
Les honneurs les attendent ; Sans doute, comme toi, tes frères y prétendent; Dans ce jour solennel faut-il vous séparer?
EPHRAÏM
Non, non, je m'abusais... tu viens de m'éclairer.