SCENE PREMIERE
ANTIOCHUS, HÉLIODORE
ANTIOCHUS
A. l'ordre souverain que je t'avais transmis Ce pontife insolent s'est-il enfin soumis ? Obstiné dans son crime , il bravait ma justice ; A-t-il à nos autels porté son sacrifice?
HÉLIODORE
11 a porté sa tête au glaive des bourreaux.
i LES MACHABÉES,
D'un débile vieillard ils ont fait un héros : Je l'ai vu , tout sanglant, sourire à ta torture • Jusqu'en ses yeux sereins il domptait la nature ; Et maudissant nos dieux, qu'il pouvait attendrir, Il adorait le sien , qui le laissait mourir.
antiocht v.
L'ingrat Eléazar ! Quand ma bonté facile Dans son temple importun lui laissait un asile, Y tolérait en paix ses rites ténébreux ; Lui, dans ce même temple interdit aux Hébreux , Nourrissait, fomentait les révoltes hardies, Et toujours de son Dieu voilant ses perfidie* De quelque Macbabée exaltant les expioit- . De leurs ordres secrets s'armait rontn* mes lois.
HÉLIODORE
Ferme à jamais son temple à ce Dieu qui t'offense ; La mort d'Eléazar le laisse sans défense , Et nous ne craignons plus sur un peuple agité Les cris audacieux d'un grand-prêtre irrité.
AXTIOCiHUS.
Crois-tu Jérusalem de sa mort informée?
HKLIODORE.
Aux profanes Hébreux cette meeinte est fermée. Et de ses murs secrets il ne t'échappe rien. 11 est vrai qu'un soldat sous l'habit syrien , Tandis qu'on suspendait 1rs toitures lassées.
\<TL I, SCI M I
A toucha du N ieillard les m et.
I « ■\ ieillard mutila , sur b n(
lui, dès que Oui \u dans les tourmens expirer la victina
II semblait , d'un regard vers les eieux « l«- I re le pontife .< i.i terre enle
Mes soup< if . ri j'ai dû re< ônnail
Qu soldats il
Rhamnés pour !<• saisû i iudain Mais déjà de l'enceinte il avait disparu.
'il s.
Si quelque espoir coupable avait pu T
Du moins à cet exemple il aura dû s'instruire Peut-être il apparti Hébreu* - pan
Qui j de Jérusalem désertant i Reste impur des tribus en ûaon po tomlx
\u\ sables de Maon suivent les Mâchai»
pi frères soldats, de Léi i descendu J'ai L'épbod solennel dans le temple attendus. Qu'une armure environne avant le lin suprême, En qui Juda retrouve une race mi il aira
lont l'arderite mère, attachée à leu Fille de leur David el veuve d'Uni Du sceptre et des aute lamant le pa
Les pousse incessamment vera ce double li< Quels lieux a ma fureur les cachenl Quels déserts ont reçu ces hardis mécontei
Bphralm surtout , preaoier q< des itpl fin i
Qui disperse en tous lieux ses desseins téméraires, Et , des Juifs qu'il séduit défenseur ténébreux , Toujours absent pour moi, toujours présent pour eux, Leur vante sa fortune à mes coups dérobée , Et dans tous leurs complots me montre un Machabée?
HÉLIODORE
J'ai couru, tu le sais, des rochers du Carmel
Jusqu'à la mer maudite où finit Israël ;
Epbraïm est partout, ou du moins sa mémoire.
Des sept frères partout j'ai rencontré la gloire,
Et dans tous ces Hébreux tiers de leur obéir,
Des soldats pour les suivre, aucun pour les trahir.
Tous admirent en eux cette mâle constance
Qui dans un long exil traîne leur existence,
Aux monstres des déserts dispute obstinément
Dans un antre sauvage un sauvage aliment,
De leur Moïse enfin dans leurs cœurs fanatiques
Mieux qu'en leurs tables d'or grave les lois antiques:
Et si j'ose exprimer ici mon sentiment,
Il faut qu'avec tes lois marche le châtiment ,
Que tu puisses loin d'eux suivre encor la > ictoire ,
Qu'Antiochus absent règne dans leur mémoire.
Ménager leurs refus, c'est les entretenir.;
Cesse de pardonner pour cesser de punir.
Avnocm -
Crois-tu que ma rigueur parvienne à les réduire Peut-être, Héliodore, il faudrait lés séduire: La terreur ne soumet les peuplés qu'un moment : Leur haine se relire, et veille incessamment.
\< /m i. sa m i
m i roDoi
Pourquoi Je vains délais? I ■ roua ceux que ces remparts livrenl i ta puis* S'ils osent à tesvœûi disputer leurs destins, Que le fer des bourreaui rende tes droits i ei tains
lonne , el j'exécute , et cette fille alti(
<'\ ra ton édil le front dans la i Qu El azar, blanchi mus le lin orgueilleu Ait tenté d'un refus les Honni i illeu
Il . j > < t i > 1 1 j I < • j i ta mort ait livré ians Eaiblesi Des jours qu elle eût bientôt ravis â sa vieil! Je crains peu cet exemple: ici même Baal .
ilendés, et Moloch, aui fils <1" laron lai Et tous les dieux d'Egypte , et ceux de Samarie, Ont précédé les dieux <j n'honore la Si i Il snllit que ton ordre à ces Juifs impuissant iitin le Dieu prescrit a leur encens
I II H Bl -
Qu'ils adorent. N importe à quelle vaine im D'Ephèse nu de Délos s'adresse leur Damna
( est assez <ju à mes lois ils d osent s'oppoa
Mon pouvoir est le «lieu que je veui imposi
Pour un roi tout-puissant , que sont, Hélioda
( les blocs déifiés , ces métaux qu on
Maîtres impérieui des \ ulgaires esprit •
Us reçoivent de moi L'encens el le mépi
Mais le peuple a cherché ses devoirs dans ses -
Mais I Orient surtout a besoin de mens.'!!.
I i du moins tuus 1,-s dieux dont je défends les droits
Courbent les nations sous le sceptre des rois. Otez à nos climats ces dieux , enfans de l'homme , Qu'a recueillis des Grecs l'ambition de Rome, Tous les monstres d'Egypte , à leurs tributs offerts , Sont là pour repeupler les olympes déserts. Moi, dont la gloire enfin est la suprême idole , J'ai dû choisir le Dieu qui tonne au Capitole, Qui jette au monde entier les chaînes des Romains , Qui fit tomber mon père en leurs terribles mains ; Et c'est lui que mon ordre impose à la Judée. Fais respecter ma loi trop long-temps éludée ; Je cède à tes conseils, dont j'attends les effets; Oui, souvent le pardon encourage aux forfaits. Et pourquoi pardonner à ce peuple indocile, Lorsque de son respect le tribut difficile Echappe à mon pouvoir chaque jour méconnu? De ces Juifs factieux enfin qu'ai- je obtenu? Tandis qu'à mes genoux Memphis demandait grâce. (Encore un Machabée excitant leur audace) , Ils jetaient à grands cris , des hauteurs de Sion , Sur mes drapeaux absens leur malédiction - Aux fureurs de leur Dieu dévouaient mou m l Et lorsque de ma mort la nom elle semée Couvre d'un vaste deuil nies fidèles états, Eux, comblant en un jour tous leun longs attente Secouant de leur (roui 1;» cendrt fanatique, Et du temple complice inondant le portique, Des palmes dans les mains, unprudene, vont Mail Leur Dieu , ce même Dieu que je tenais }>un> En vain , peuple insensé) cour!»» bous tes <1< fait