SCENE V
SALOMÉ seule.
(Sa lu m* revenant à elle > regarde de tous côte* avec frémm&êment ; puis, tout à coup elle s'écrie .)
SALOMÉ
( )ù sont-ils? où sont-ils ? Zabulon , Elcias !
Ils ne m'entendent plus... leur cœur est inflexible...
Arrêtez...
{Elle s'élance tout à coup vers la porte par laquelle ils sonû sortis , et recule comme repoussée par un mur d'airain.)
C'est en vain ; Feflbrt est impossible ; Je me meurs... Mes enfans ! hélas ! cris insensés... Toi qui les as bénis , qui les as devancés , Ta mère tout en pleurs t'appelle à leur défense , Sois le même Ephraïm qui guida leur enfance ; Protége-les ; remplace , en ces momens affreux , Leur mère, hélas! trop faible et mourante comme eux... Mais que dis- je ! au supplice ils courent avec joie, Et déjà l'éckafaud tient sa nouvelle proie..» O malheureux enfans que mon sein a nourris ! Qui les reconnaîtrait? défigurés, meurtris, Sous les fouets déchirans, sur la roue enflammée , Cherchant pour louer Dieu leur force consumée Barbares, épargne/, mes fils , les fils d' A an m ,
Eh quoi ! tous mes enfans immolés à ton nom '
86 LES MAGHABÉES ,
Dieu terrible , pardonne... un fils , un seul me reste ; Prends sa mère en pitié dans ce moment funeste... Sauve-le...