SCENE IL AINTlOCHliS, héliodore, nicainor
NICANOR
Aux portes du palais , qui l'arrêtent encore, Un jeune Hébreu, seigneur, a devancé l'aurore . Et, du peuple entouré, sous le portique errant, Il cherche Eléazar et l'appelle en pleurant.
ÀNTlOCHls
Quel est-il, Nicanor?
N1CANOR.
Si j'en crois son langage , Et le lin révéré qui pare son jeune âge, C'est un des fils d'Aaron. Le peuple rassemblé Demande qu'à vos pieds I enfant soit appel Et, calme toutefois, au seuil de dette enœint Mrln à mu) uiU-n I le r6»peCt ej h» craint.
ANTIOCHUS
Ma prudence aujourd'hui ne doit rien négliger ; Qu'il soit conduit vers moi, je veux l'interroger.
{A Héliodore.) ( Nicanor sort.)
Toi , soudain , cours au temple et ferme-s-en les portes , Et de là, dans ces murs ramenant mes cohortes, Apprends mes volontés à ce peuple odieux : Montre-lui tout ensemble et le glaive et mes dieux ; Qu'il respecte leurs droits et ceux du diadème : L'encens ou l'échafaud, voilà ma loi suprême.
{Héliodore sort.)