FIN
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GUIRAUD (Aikavmhik), de l'Académie Française, né jmoin , le 25 décembre 1788, créé l>aron en I89S, et Hl | PaVis 1 1 '"'»" 18Î7 , était (ils d'un riche fabri-
,t ,l.> draps. A la mort de son père, il prit la direction ; établissement* considérables qu'il lui laissait, enatten* :it qu'il pût s'en défaire sans trop de désavantage, afin se livrer uniquement à la culture des lettres , pour lesi-lles il se sentit de bonne heure une irrésistible vocation, ttaragé qu'il était d'ailleurs par l'accueil flatteur fait à . premier- essais poétiques par l'Académie des Jeux Floraux. rint i Paril en 1819 ; il avait déjà écrit beaucoup de vers, premiers vers d'un jeune homme qui avait été reçu a ppet, dans ce salon, ou plutôt dans cette académie, que
présidait Mœe de Staël. Il venait de Toulouse, où il avait essayé de faire son droit, et où il avait rencontré des amitiés jeunes et sincères. Tout comme sou atné, Alexandre Soumet, Guiraud obéissait à une certaine vocation dramatique, passagère vocation, mal définie et qui ne sut jamais à quoi s'arrêter. Ils étaient faits l'un et l'autre pour écrire sur les vieux patrons de vieilles tragédies; ils voulurent marcher en avant, mais la force leur manqua et le courage ; alors ce ne fut plus qu'une déroute , ou, ce qui revient au môme, une hésitation perpétuelle 'entre le vieux Chemin qui menait au vieux succès et les nobles sentiers qui conduisaient à tes chutes brillantes dont on se relève froissé , populaire et glorieux.
La première tragédie d'Alexandre Guiraud , Frédégondc et Brunehaut , fut arrêtée encore en germe, par la Frêdeyonde deJNépomucène Lemercier. Alûeri lui inspira un drame, Myrvha, espèce de Phèdre virginale, qui manqua d'interprète. Pelage n'a pas été représenté , non plus que Frëdéyonde et Alyrrha. Il est fâcheux que la censure ait mis obstacle à la représentation de cette tragédie de Pelage, que les salons avaient approuvée. Mais le moyen, en 18?.0, de tolérer sur la scène un archevêque de Tolède /Il fallut renoncer à cette gloire décevante et tenter une autre composition moins vaste, moins (1ère, moins roman/iyuc, comme 00 disait alors, et Guiraud fit représenter à l'Odéon Les Ma- X cluibëes ! 1rs Machabées, un instant compromis par le brancard d'hôpital sur lequel se faisait apporter Joanuy au sortir de la torture, se relevèrent bientôt de ces murmurée, grâce au cinquième acte, qui fut applaudi à outrance. !M. de Honald assistait àcelte première représentation à côte d'un saint évêque, et ces deux spectateurs ne furent pas les iihu'us •■mus. Il faut dire aussi que celte mère au désespoir et retenant le dernier de ses fils sur son cœur brisé, était une héroïne d'un grand effet. Après Les Machabêes vint Le comte Julien. Le comte Julien avait été emprunté par le poète à sa tragédie de Pelage ;la pièce est bien faite : elle ne manque ni de mouvement, ni de passion, ni de teneur; elle réussit. Mais ce fut un de ces succès pénibles, qui laissent le public froid et mécontent. La mort de Tahna, qui devait jouer le rôle de VÎTginius dans une tragédie classique du même auteur, empêcha