ACTE I ; SCENE 1IJ
ANTIOCHL'S
Ton père, quel est-il ?
H1ZAIL.
Je ne l'ai point connu ; Mais son nom jusqu'à vous sans cloute est parvenu : Les tribus d'Israël, sous son sceptre courbées , Respectaient Onias.
ANTIOCHLS.
Père des Machabées !
MIZAEL.
Le plus jeune d'entre eux est devant vous.
ANTIOCHLS.
O ciel î
Toi, le fils d'Oniasî Ecoute, Mizaël ,
Et réponds maintenant sans détour et sans crainte.
mjzai:j,.
Eléazar jamais ne m'enseigna la feinte.
ANTIOCHL'S.
Aux mains d'Eléazar es-tu seul confié?
MIZAK1..
Moi seul.
AN'l lOClll 9
\ quel dessein ?
la LES MACHABÉES,
MIZAEL.
L'avez-vous oublié ?
Afin que tous les jours je puisse, dans le temple , Recevoir ses leçons, et surtout son exemple.
ANTIOCHUS
Et tes frères enfin , tes frères... en quels lieux Se cachent-ils ?
MIZAKL.
Ainsi n'ont point fait leurs aïeux Mais Sion n'a plus rien de sa grandeur passée ; L'Assyrien insulte à sa gloire éclipg Et son peuple , d'opprobre et de cendre couv. D'un trop long châtiment ^ a pleurer au désert.
ANTIOCHUS
Fils d'Onias, pourquoi, nés d'une illustre race , Tes frères dans ma cour dédaignent-ils leur pla< Des remparts de Sion qui les a repouss» Indique leur retraite à mes vœux empressi Et du fond de l'exil retirant leur misère ....
MIZAEL.
Quoi ! vos mains essuieraient les larmes de ma mère I Hélas! dans nos déserts qu'elle a pleure <1<% fois Sur ses fils nés d'aïeux tous pontifes e! rois, Dépouillés maintenant dthonneurs et d'esj V Aliment éternel de ses longues souffin
Que de ibis Ephraïm, son enfant premier n< ,