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APPLICATION DE LA MACHINE A VAPEUR A LA LOCOMOTION

La machine à vapeur peut se prêter à toute espèce de travaux; la plus remarquable application qu'on en ait faite est celle qui a pour objet la locomotion sur l'eau ou sur la terre, et qui a produit le bateau à vapeur et la locomotive.

Après l'essai de Papin sur le Weser, essai que la nalveillance des bateliers ne permit pas de pousser jusqu'au bout, après quelques essais également

infructueux, répétés à plusieui*s reprises en Angleterre ou en France, le bateau à vapeur a été définitivement créé, en 1803, par TAméricain Fulton. A cette époque, Fulton vint en Europe et proposa au Premier Consul, alors occupé de Ison projet de descente en Angleterre, d'employer des bateaux à vapeur pour traverser le détroit Cette proposition fut mal accueillie, mais, pour être juste, on ne doit pas accuser le gouvernement français d'avoir repoussé une idée aussi nouvelle, et d'avoir refusé, de confier le succès d'une opération militaire à un système sur la valeur duquel on n'avait encore aucun renseignement positif. L'état de l'industrie en France n'aurait pas permis, au surplus, de construire à bref délai la quantité de bateaux à vapeur nécessaires à l'embarquement de toute l'armée réunie au camp de Boulogne.

Repoussé de France par ces motifs sans réplique, Fulton retourna en Amérique, où il établit, vers 1807, la première ligne régulière de bateaux à vapeui — entre New-York et Albany. Pas plus là qu'en France^ la nouvelle invention ne fût à l'abri de rudei^ épreuves : elle Unit par en sortir victorieuse. De — puis, la navigation à vapeur n'a cessé de se déve — lopper sur les rivières, sur les fleuves, sur les lac -«: et sur les mers. Le premier type de machines applf — que à la propulsion des bâtiments a été la machin ^ de Watt à basse pression, avec une disposition particulière, qui consiste à placer le balancier au-dessous et non au-dessus du cylindre moteur, pour ne pas nuire à la stabilité du bateau (fig. 30). L'augmentation toujours croissante des dimen-l sions des bateaux iv mvy^owt v^Tw\el aujourd'hui

celui de la rame dans le travail de la godille (fig. 32). L'avantage de l'hélice sur les palettes est de soustraire, en l'enfonçant dans l'eau, l'appareil propulseur aux coups de l'ennemi, de rendre la propulsion indifférente à l'action du roulis, enfin d'admettre une plus grande longueur pour les bâtiments, sans les rendre moins sensibles à raction du gouvernail. Car le gouvernail, placé derrière Thélice, se trouve constamment plongé dans le courant

F19. 31. — HélicM propulsÎTes.

produit par le jeu de l'appareil, ce qui augmenti^ son action pour faire tourner le navire.

La machine à vapeur qui donne le mouvement ^ l'hélice doit être placée à l'angle droit sur l'axe d "«J navire, et son piston est appelé à agir dans le sevm. s de la plus étroite dimension du bâtiment : de B. ^ des dispositions particulières à prendre pour ra<^courcir la machine. Les principaux types adoptés à cet effet sont, avec la machine oscillante que nouâÉj avons déjà décrite (fig. 25), la. inachirié à fou)^reaù \ (fig. 33) et la machine à bielle re)iversée (fig. 34).

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