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LE 24 AOUT

Coligny (Gaspard de Châtillon, Sire de), né en iSiy, élevé par Henri II au grade d'amiral, avait embrassé publiquement la Réforme après la mort de ce prince. Nommé lieutenant-général des forces du parti protestant contre les catholiques, il avait combattu contre le duc de Guise, puis, le traité de paix

38 Les nutisons historiques

conclu à Saint-Germain, Coligny avait reparu à la Cour. L'hôtel de Ponthieu où il habitait, rue au Comte de Ponthieu, ne lui appartenait précisément pas. Les protestants ne pouvaient posséder aucun immeuble, mais l'amiral trouvait une retraite aussi convenable que possible dans une famille dont l'un de ses membres, Anne Dubourg?

conseiller au parlement de Paris> avait subi en i55ç) le dernier supplice pour cause de protestantisme.

C'est donc dans cet hôtel qui existait encore rue des Fossés-Saint- Germain-l'Auxerrois, n<* 14 (ancienne rue au Comte de Ponthieu), que le 24 août 1572, une troupe d'assassins sous les ordres du duc de Guise fit irruption. Besme, l'un des domestiques du duc, était entré l'épée à la main chez l'amiral, a Jeune homme, lui dit Coligny d'un air calme, tu devrais respecter mes che-

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veux blancs; fais ce que tu voudras, tu ne peux abréger ma vie que de quelques jours. » L'assassin frappa l'amiral et jeta son corps par la fenêtre. « C'est bien commencé, s'écria de Guise qui attendait en bas la victime. Allons continuer notre besogne. » C'est le même hôtel qui devait abriter plus tard la belle duchesse de Montbazon, et voir venir au monde la toute charmante Sophie Arnould.

En suivant la rue de l'Arbre-Sec dans la direction de la rue Saint- Honoré, nous arrivons presque en face de la maison natale de Molière.

Là, les admirateurs de notre premier génie dramatique n'avaient pas attendu la formation du Comité pour faire placer cette inscription :

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