‹ Les maisons historiques de ParisChapitre 21 sur 54 · NÉ A LANGRES · texte numérisé non relu

NÉ A LANGRES

LE 5 OCTOBRE I7l3

EST MORT DANS CETTE MAISON

LE 3l HJILLET 1 784

Diderot était grave n^.ic malade à

Sèvres lorsque Grimm obtint que l'Impératrice de Russie se chargeât de son logement. On se souvient que, réduit à vendre sa bibliothèque en 1765, Catherine 1 1 l'avait achetée 5o,ooo francs, à condition qu'il continuerait d'en jouir. Le pauvre Diderot ne devait pas profiter longtemps de son bel appartement de la rue Richelieu^ puisqu'il y mourut douze jours après son installation, non pas dans son lit, mais à table et subitement. Diderot repose à Saint-Roch à côté de Corneille dont nous allons parler.

Vers la fin de sa vie, le vieux Corneille avait élu domicile à la butte Saint-Roch, dans une maison à deux portes: l'une sur la rue TÉvêque, l'autre sur la rue d' Argenteuil . C'était un quartier de « menues-gens » et de pauvres. Thomas, dont il se séparait pour la première fois, demeurait rue du Clos-Georgeot, qui, on

De /\vis.

le sait, était tout près. Corneille vécut deux ans dans ces grandes chambres froides, dont la disposition n'avait été en rien changée lorsque la maison fut démolie en 1877. C'est là qu'il se partagea entre le recueillement et la prière. La mort venait, mais comment vivre encore jusquelà ? La pension payée en juin i683 ne l'avait pas été l'année suivante.

Colbert mort, Louvois en avait disposé, et cependant tout manquait au vieux poète. Boileau l'apprit, courut chez le roi, offrit d'abandonner sa propre pension, et Louis XIV envoya 2000 livres. Corneille mourut à 78 ans, le i<^' octobre 1684.

La butte des Moulins a été bien bouleversée depuis l'ouverture de l'Avenue de l'Opéra, et c'est dans le recoin d'une rue neuve, mais absolument déserte, au n» 6 de la rue d'Argenteuil, qu'il nous faut à présent aller découvrir l'inscription

5o Les maisons historiques

suivante qui rappelle tant d'intéressants souvenirs ;

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