LE 2 I SEPTEMBRE
Le manège des Tuileries, ou Académie d'équitation, qui se trouvait absolument dans l'axe de la rue de Rivoli, était inoccupé depuis queltemps lorsque l'Assemblée Nationale vint s'y établir. C'était un espace long et étroit,, mais la voûte très épaisse de la salle, au lieu de répercuter la voix, la gardait et l'assourdissait. Le manège avait environ quarante toises de longueur, et on lui en donna dix de largeur en sup-
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primant les boxes ; il touchait à l'enclos des Feuillants dont il n'était séparé que par un étroit passage conduisant au jardin de Tuileries.
Les bâtiments du couvent servirent à l'installation des bureaux. Les représentants se rendaient au lieu de leurs réunions par l'ancienne impasse Saint-Vincent, ou cul-de-sac du Dauphin, qui débouchait dans la rue Saint-Honorc. Quel contraste entre cette modeste et si incommode salle d'un si difticile accès avec les splendeurs du palais de Versailles où jusque-là ils avaient siégé 1 La Convention quitta le manège pour aller s'installer dans la salle des machines, au palais des Tuileries.
Toujours dans le même quartier et dans une rue fort peu fréquentée, la rue du Mont-Thabor, nous lirons, au numéro 6, cette inscription relative à l'auteur de Namouna.