LE 28 NOVEMBRE
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Cent mille citoyens suivirent son convoi; l'effet de cette mort sur la France avait été considérable. Et ce n'était pas seulement l'empressement d'un vain esprit de parti recrutant la foule par les passions ; les hommes graves, les partisans les plus modérés de la liberté marchaient avec autant de recueillement que la jeunesse la plus exaltée. Une souscription ouverte pour doter ses enfants, qu'il laissait sans fortune, s'éleva à près d'un million. Le gouvernement de la Restauration, interdit et troublé, regardait ce signe redoutable de l'opinion en France.
C'est que le général Foy, élu par un des arrondissements de Paris, avait enseigné à son pays à ne pas désespérer de l'avenir, tout en respectant la légalité. Cette période avait servi à doter la France d'une véritable éducation politique et morale. C'est le plus grand titre de gloire pour
De P.vis. ()■•!
cette minorité où le général Foy tenait une si belle place.
Vers le même temps, un autre enterrement fit aussi sensation, et faillit même provoquer quelque scandale. Nous voulons parler de l'enterrement de Talma dont nous voyons la maison au n" g de la rue de la Tour-des-Dames :