DE 1674 A
Tout le monde connaît ce ravissant hôtel qui sert à présent de musée et de bibliothèque à la ville de Paris. En 1544, ^^s religieux du Val des Ecoliers a\aient vendu leur terrain de la Culture-Sainte-Cathe-
rine. Au nombre des acquéreurs fut Jacques des Ligneris, seigneur de Crosnes, président au Parlement de Paris. Riche et ne voulant rien épargner pour que cette demeure fût digne de lui, le sire des Ligneris s'adressa à son ami Pierre Lescot qui lui fournit le dessin. Ce projet était tout simplement un chef-d'œuvre. Jean BuUant en dirigea les travaux. Les statues extérieures sont dues au ciseau de Jean Goujon. Devenue ensuite la propriété du sire de Kernevenoy, appelé à la cour du nom plus facile à prononcer de Carnavalet, cette maison devait, un siècle plus tard , passer aux mains de la marquise de Sévigné. Dans l'intervalle, un de ses propriétaires, un sieur d'Agaurri, avait fait construire l'aile droite par Mansard. Que de joie la marquise eut à posséder cet hôtel, et quelle constance à le garder ! Elle ne de-
De Paris.
vait cependant pas y fermer les yeux, puisqu'elle mourut dans un voyage qu'elle tit à Grignon, en allant voir sa tille malade. Après la mort de madame de Sévignc finit la splendeur de celte habitation.
Devenue après la Révolution le bureau de la direction de la librairie, Napoléon y établit plus tard l'Ecole des Ponts et Chaussées. Nous y avons connu l'institution Verdot, il y a quelque vingt ans. Aujourd'hui, c'est un musée municipal.
L'endroit ne pouvait être mieux choisi.
En poursuivant notre route par la rue des Francs-Bourgeois, nous nous arrêterons un instant devant les Archives , et nous entrerons dans la cour du Mont-de- piété.
Là, vis-à-vis la porte d'entrée, nous relèverons l'inscription suivante :
3o Les maisons historiques
l'enceinte de paris commencée